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Drogue | santé sexuelle | Sexe & Technique | 15.12.2013 - 19 h 15 | 18 COMMENTAIRES
Accident de poppers : Save Our Nose

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72719-banane-dtcImagine la scène : le matin, tu arrives au boulot le nez tout irrité. Un collègue te regarde l’air suspicieux et te dit :

« T’as vu tes narines ? Qu’est-ce qui t’es arrivé ?
– ah mes narines ? Euh… et bien j’étais tranquillement en train de prier quand soudain paf un crucifix me tombe d…
– MENTEUR !!! C’EST UN ACCIDENT DE POPPERS !!!! HAHAHA LA HONTE ! »

Bon je ne suis pas sûr que ça se passerait comme ça dans la réalité mais peu importe : nous allons traiter de cette question, ô combien douloureuse chez nous les gays, des accidents de poppers, lorsqu’on se renverse quelques gouttes sur les narines, brûlant ces dernières et provocant l’apparition quelques jour durant d’une petite croûte jaunâtre pas très sexy.

Pourquoi de telles brûlures ?

Je vous passerai le cours de chimie qui explique pourquoi ça brûle, car je crois qu’on n’en a rien à faire et surtout j’ai arrêté la chimie en seconde dès que l’opportunité m’en a été donnée. Je serais mal placé de vous en donner.

Les accidents de poppers se produisent bien souvent dans un cas précis : je suis en train de me faire prendre et j’ai soudain l’envie de me percher avec quelques inhalations de poppers. Sauf que les coups de reins de mon (ou mes) partenaires ou la position inadéquate dans laquelle je suis (ex : essayer d’en respirer allongé sur le dos) font se renverser une partie du contenu de la fiole sur mon nez ou plaque ce dernier contre les parois, au moment même où je l’approche pour sniffer les vapeurs qui s’en échappent. Et là, le drame.

Quels sont les trucs et astuces à avoir en tête ?

D’une part les mecs, un peu de bienveillance. Lorsque vous êtes en train de voir votre partenaire qui veut se faire une montée de poppers, ralentissez le rythme des va-et-vient voire arrêtez-vous quelques secondes jusqu’à ce que le flacon soit rebouché. En plus, les petites pauses répétées favorisent l’endurance JDçJDr 😉

L’autre jour à l’occasion d’une soirée fort sexuée, j’ai eu l’agréable surprise de tomber sur un mec qui avait transvasé le contenu de sa fiole de poppers dans un tube en plastique plus long (ou alors qui avait trouvé un fournisseur qui proposait du poppers en tube). Ainsi le contenu avait moins de risque de se renverser, néanmoins les parois étaient plus coupantes, ce qui peut être un peu risqué (hépatite etc.) si l’on se passe le tube de nez en nez.

Bon, ce n’est pas tous les jours qu’on trouve un super tube adéquat. Aussi en attendant, vous pouvez utiliser la tactique du pop’addict professionnel : serrez la bouteille dans votre main de telle sorte que les parois se retrouvent protégées de vos narines par vos doigts. Il suffit alors de placer le nez sur l’orifice formé par votre main et d’inhaler le contenu qui s’évapore de la fiole.

Vaseline mon amour

Si malgré tout cela le drame se produit et pour diminuer le risque de passer pour la coquine du service le lendemain au boulot (la vérité fait mal à entendre), le premier réflexe est d’aller se rincer les narines avec de l’eau pour faire partir le produit. Tu pourras ensuite appliquer un produit cicatrisant pour apaiser la brûlure (ex : cicatril). Sache également que la vaseline peut être appliquée avant, pendant et après leS rapportS sexuelS aider à la reconstitution des tissus nasaux (j’ai l’impression d’être dans une pub pour cheveux forts et cassants).

Car même sans accident de poppers, il n’en reste pas moins que les vapeurs qui s’échappent de votre fiole de tous les plaisirs attaque les parois nasales. Pour plus d’information sur le poppers, sa composition, certains risques (cardiaques, respiratoires, oculaires, neuro, etc.) et la passionnante passe d’arme juridique entre l’Etat et le SNEG en France contre son interdiction, n’hésitez pas à aller sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Poppers

Anus | Cul | Proctologue | Sexe & Technique | 18.03.2013 - 14 h 33 | 7 COMMENTAIRES
Sexe anal – gérer la douleur

paindouleurUne question qui revient souvent parmi celles et ceux souhaitant expérimenter le sexe anal du côté passif de la force : comment gérer la douleur ? Celle-ci peut avoir de multiples causes. Je vous propose ici quelques pistes à partir de ma propre pratique du sexe anal et des témoignages sacrés d’autres adeptes !

Sodo : to fuck or not to fuck ?

Avant de commencer, rappelons que le sexe anal doit répondre à une envie, à l’excitation. Se faire prendre juste pour faire plaisir à son partenaire n’est pas franchement de nature à favoriser ton épanouissement sexuel. Tu dois avoir envie de sentir l’autre en toi, de te faire mettre, te faire défoncer, labourer ou ce que tu veux. Bref, le vouloir. Le manque d’envie est le meilleur moyen de morfler au niveau de la douleur. Si tu hésites ou ne souhaites pas, prends le temps d’en discuter avec ton partenaire, essayez de trouver ensemble ce qui fait que vous en avez envie ou ce qui peut être un frein et comment y remédier !

La pénétration anale réceptive (se faire prendre) est une pratique à haut risque de contraction des IST et du VIH (si la charge virale du partenaire est suffisamment élevée, notamment en l’absence de traitement efficace). L’utilisation du préservatif et un dépistage régulier permettent de réduire fortement ces risques !

Pincements

Problème ?
Au moment où l’engin de ton partenaire pénètre ton anus, une sensation très douloureuse peut se produire durant une vingtaine de secondes. Une sorte de pincement qui est de nature à inhiber complètement l’envie de continuer.

Solutions.
1)      La première est bien sûr de travailler sur l’excitation. A chacun d’identifier ce qui le fait bouillonner au point d’avoir envie de se faire défoncer, fourrer, labourer… Une fois le secret trouvé, informe ton/tes partenaire-s. Les anulingus sont souvent de nature à susciter une grande excitation et à détendre la zone anale. D’autres aiment aussi qu’on leur mette un ou plusieurs doigts avec du gel ou de la salive comme lubrifiant pour préparer le sphincter à la dilatation.

2)      Ensuite, il ne faut pas hésiter à mettre un paquet de gel lubrifiant sur le sexe et sur l’anus. Lubrifiant à base d’eau ou de silicone (bien meilleur pour lubrifier mais moyennant un coût plus élevé).

3)      De plus au moment de la pénétration tu peux demander à ton partenaire actif d’y aller par à-coups (je pousse un peu à l’entrer de l’anus, puis je me retire, je repousse un peu plus loin puis je me retire de nouveau et ainsi de suite jusqu’à avoir introduit complètement le sexe). Au même moment le partenaire qui se fait pénétrer peut pousser au niveau du sphincter – sans s’en rendre compte et notamment lorsqu’on est mal à l’aise ou pas assez excité, notre sphincter a tendance à se resserrer, rendant la pénétration plus difficile et favorisant l’apparition de douleurs.

Position d’Andromaque

4)      Enfin la position d’Andromaque facilite grandement la première pénétration lors du rapport sexuel. En s’asseyant sur le sexe, le partenaire qui se fait pénétrer contrôle la vitesse, peut y aller progressivement par à-coups et desserre plus facilement le sphincter – ce muscle qui se contracte ou se dilate pour fermer ou ouvrir l’anus.

Aïe, ça chauffe !

Problème ?
Lorsque tu te frottes les mains, cela créé de la chaleur et au bout d’un moment des brûlures  Il en va de même pour la pénétration qui peut vite chauffer tes parois intérieures et créer une sensation d’irritation.

Solutions ?

1)      Gel gel gel ! N’hésite pas à utiliser une bonne dose de gel lubrifiant. A base d’eau voire, moyennant un coût plus élevé, à base de silicone. Tu peux en remettre régulièrement au cours du rapport sans attendre forcément de ressentir les premières brûlures.

2)      Adapter le rythme ! Si certains aiment la défonce, si ça chauffe trop, n’hésite pas à demander à ton partenaire de ralentir la vitesse. Bon j’avoue que c’est parfois compliqué, ça peut casser l’ambiance de l’instant sexuel. Tu peux alors prendre le dessus sur le rapport sexuel, te mettre en position d’Andromaque et dicter le rythme à ta guise !

3)      Arrêter. Si ça chauffe trop, n’hésite pas à dire à ton partenaire de se retirer. Subir pour faire plaisir à l’autre ne participe pas vraiment à ton bien-être sexuel et peut être assez traumatisant. Par le passé j’avais du attendre un an avant d’être de nouveau en confiance suite à un rapport qui avait été très douloureux car très mal préparé. Tout ça parce que je n’avais pas su dire que je n’en avais pas envie.

La capote, ça m’irrite !

Problème ?
Malgré son utilisation essentielle pour éviter de contracter ou transmettre le VIH et d’autres IST, nombreuses sont les personnes qui témoignent d’irritations des muqueuses anales lorsqu’elles utilisent un préservatif.

Solutions ?

1)      J’ai souvent constaté que les irritations survenaient chez moi lorsque mon partenaire ne mettait pas correctement le préservatif. Si celui-ci n’est pas bien tendu sur le sexe, une partie de la capote, dont le réservoir, se repli et se froisse. Et lors du frottement avec les parois cela me fait particulièrement mal. De plus cela facilite le risque de voir la capote se déchirer. Du coup je mets moi-même le préservatif sur le sexe de mon partenaire, en veillant à ce qu’il soit bien tendu et qu’il n’y ait pas d’air dans le réservoir. Si c’est lui qui met la capote et le fait mal, je l’enlève en prend une autre pour la mettre moi-même. C’est un moment plutôt drôle en général.

2)      Le même problème peut être rencontré (capote qui se froisse) lorsque l’érection n’est pas complète. Dans ce cas là je te conseille de te retirer et de renouveler la pénétration qu’une fois le sexe de ton partenaire bien dur (vous pouvez y travailler ensemble !). Se faire prendre lorsque le sexe n’est pas complètement en érection est très douloureux avec le frottement du préservatif et présente un risque que celui-ci glisse, ôtant la protection contre le VIH et les IST si l’un des deux partenaires en est porteur.

3)      Lube… Lube… Lube… Enfin si la capote est bien mise et le sexe bien dur, en mettant la dose de lubrifiant il y a peu de risque que la capote irrite tes muqueuses. Il est fréquent que lorsqu’un partenaire met une capote, il ne mette pas de lubrifiant (plus de plaisir pour celui qui pénètre). N’hésite pas à prendre l’initiative d’en mettre sur la capote et au niveau de ton anus !

 

Too Big To Fuck

Problème ?
La nature a doté certains mâles d’un engin particulièrement imposant rendant la pénétration plus difficile et douloureuse… ou pas.

Solutions ?

1)      Si tu étais une petite souris capable de te rendre dans les blocs opératoires pour les interventions anales, tu serais surpris des capacités de dilatation de ton sphincter. Travailler sur l’excitation en amont de la pénétration et y aller progressivement (en commençant par des doigts et en pénétrant par à-coups progressifs) devraient te permettre de faire rentrer le sexe imposant de ton partenaire.

2)      La position d’Andromaque est également adaptée pour permettre une pénétration plus facile des gros calibres.

 

Hémorroïdes, fissures, condylomes… et saignements

Problème ?

Le sexe anal peut provoquer certains désagréments. Ne pas utiliser de préservatif peut par exemple favoriser la contamination au Papillomavirus Humain de la zone anale avec le risque de développement de condylomes (verrues) ou de cancer anal selon le virus. Les personnes immunodéprimées (défenses immunitaires faibles) sont particulièrement sensibles aux HPV. La défonce à sec (sans gel) peut quant à elle provoquer des fissures (lésions superficielles) ou l’apparition d’hémorroïdes. Ces dernières pouvant avoir d’autres causes que la sodomie comme la constipation, les diarrhées, le vieillissement etc. Dans tout les cas, se faire prendre alors qu’il y a un condylome, une fissure ou des hémorroïdes peut s’avérer douloureux et provoquer des saignements.

Solutions ?

1) Vous faire checker le cul régulièrement par un médecin. Comme nous en parlions dans un précédent article, certains médecins généralistes formés ou un proctologue peuvent diagnostiquer la présence de condylomes, d’une fissure ou d’hémorroïdes et vous proposer des soins ou un traitement adapté. N’hésitez pas vous-même à regarder régulièrement cette zone si vous pratiquez le sexe anal pour éventuellement aller consulter un médecin en cas de doute (avec un miroir et en vous passant un doigt sur l’anus et à l’intérieur au niveau des muqueuses). Croyez-moi les médecins ont plus que l’habitude de ces situations et personnellement je réalise un bilan chaque année avec un proctologue. Si vous ne souhaitez pas aller voir votre généraliste, il existe dans toutes les villes des Centres d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST (CIDDIST) ou à Paris le Centre de Santé Sexuelle « le 190« . Ils sauront vous diagnostiquer des pépins ou vous orienter sur un spécialiste.

2) Toutes les solutions présentées ci-dessus (mettre du gel lubrifiant, vérifier la pose du préservatif, y aller progressivement) réduirons le risque de traumatiser vos chères petites muqueuses !

J’espère que ces petits trucs et astuces t’aideront à aborder le sexe anal avec sérénité, que tu sois passif ou actif soucieux du confort et du plaisir de ton partenaire. Nous n’avons pas abordé la question du sexe sous prods (drogues ou autres produits psychoactifs). Si cela est une solution pour certaines personnes pour gérer leur pratique du sexe anal, nous traiterons de ce sujet dans un autre article plus complet sur Sexe & Prods ! A voir également l’article sur L’art du Lavement sur Gay, Ma Santé !

Et vous quels sont vos trucs et astuces pour gérer la douleur ?

Vincent

Sexe & Technique | 01.05.2011 - 04 h 14 | 30 COMMENTAIRES
L’art du lavement

Sommaire de l’article

Introduction
Être attentif à son système digestif
Le matériel
La technique
Le timing

(Attention cet article peut heurter les âmes sensibles et présente des informations relatives aux pratiques sexuelles)

________________________________________________________

Introduction

Se faire sodomiser pour certains d’entre nous se prépare grâce au lavement. Tout un art, de la technique et un savoir que l’on façonne par la pratique, nous allons aborder ici comment vider son rectum avant la pénétration anale.

Je ne rentrerai pas dans les débats “quand on aime on s’en fou”, “on sait où on la met donc pas besoin”, “avec mon copain on fait le lavement ensemble et c’est très glamour” etc. Ici nous allons parler technique.

Pour faire un lavement, il faut le vouloir, en avoir envie, se sentir prêt à le faire.

Personnellement j’en fais systématiquement avant un rapport sexuel anal où je suis censé être passif – en plus d’éviter les désagréments hygiéniques qui, personnellement, me dérangent, faire un lavement m’aide en effet à me détendre et me sentir bien avant l’acte.

Il est conseillé de ne pas faire des lavements trop souvent au risque à la fois de détruire votre flore rectale et de perturber le rythme de votre système digestif.

Je vais être franc avec ceux qui n’en ont jamais fait : vous aurez beau lire autant d’articles que vous voudrez sur les lavements, il y a de fortes chances que vous en ratiez un certain nombre avant d’arriver à bien les faire. Car nous avons tous un corps différent et cela a une influence sur le lavement.

Alors on y va ???

Être attentif à son système digestif

Être à l’écoute de votre corps et en ce qui nous concerne ici, de votre système digestif, vous aidera donc à réussir vos lavements. Par exemple, essayez d’être attentif à votre digestion en vous posant les questions suivantes : quel lien y-a-t-il entre tels types d’aliments, la manière dont je les digère et dont mon corps s’en débarrasse ? A quel rythme et régularité est-ce que je digère et je vais aux selles ?

Il faut savoir par ailleurs qu’en mangeant, vous déclenchez un réflexe digestif. C’est pour ça que personnellement, 15-20min avant de faire mon lavement je mange quelque chose de léger (un fruit, une barre de céréale) pour faciliter le lavement.

Vous verrez, rien qu’avec ces informations vous arriverez à l’avance à savoir si votre lavement se fera facilement, moins facilement, s’il y a de grandes chances que vous le loupiez voire tout simplement si ça vaut le coup d’en faire un !

Le matériel

Trois solutions :

  • La poire à lavement (1) : de différentes tailles il s’agit d’un récipient en plastique en forme de poire avec un embout qui se dévisse. L’eau s’insère en dévissant l’embout.
  • La canule de douche (2) : en pvc ou en métal, il s’agit d’un embout qui se visse à votre tuyaux de douche à la place du pommeau
  • Le sac à lavement (ou douche à lavement) (3) : il s’agit d’un sac que vous remplissez d’eau avec un tuyau et une canule

Personnellement j’ai une préférence pour la canule de douche car c’est plus facile d’utilisation, plus efficace et vous ne vous balancez pas de l’air dans le rectum quand y’a plus d’eau. Par ailleurs je vous conseille d’avoir un peu de gel lubrifiant avec vous pendant que vous faites le lavement, vous verrez par la suite pourquoi.

Vous trouverez ces ustensiles en sex-shop avec plein de tailles différentes en plus. En général c’est hors-de-prix mais c’est pas pour autant qu’il faut en acheter d’occasion ou emprunter ceux de vos potes : à chacun son matos pour éviter de se transmettre certaines bactéries ou virus.

Certains n’ayant rien sous la main ont d’ailleurs l’habitude d’utiliser leur embout de tuyau de douche en retirant le pommeau. Sachez d’une part que si vous ne nettoyez pas l’embout régulièrement il peut y avoir des bactérie et autres saletés et d’autre part si vous faites ça dans les saunas, hôtels, etc. soyez aussi conscients que si plusieurs personnes font la même chose il y a un risque de transmission de certaines IST.

Au sauna n’hésitez pas à demander des canules de douche jetables, parfois ils en ont lorsqu’ils ont un tuyau à disposition pour les lavements dans les toilettes.

La technique

1. Se détendre

Maintenant just relax! Respirez deux ou trois fois bien fort pour vous détendre et vous oxygéner 🙂

2. Régler la température de l’eau

Avant de commencer, réglez la température de l’eau pour que celle-ci soit tiède, ni chaude. Assurez vous d’être dans une salle de bain où la température n’est pas trop froide, la chaleur aidant vos muscles à se détendre vous aurez moins de mal à faire rentrer l’eau.

N’hésitez pas à passer un coup de savon sur votre matériel que vous aurez pris soin de nettoyer et désinfecter après la précédente utilisation.

3. Choisir une position

Vous pouvez vous mettre dans la position dans laquelle vous vous sentez le plus confortable. Allongé sur le dos les jambes relevées, à quatre pattes, accroupis voire même debout légèrement penché en avant.

Néanmoins avec une poire comme vous n’avez pas la pression du jet il faut vous mettre dans une position qui permette à l’eau de sortir facilement lorsque vous appuyez dessus. Pour le jet de la douche faites attention à ce que ce ne soit pas trop fort.

4. Insérer l’eau dans le rectum

Ensuite placez l’embout de la poire ou de la canule contre votre anus et faites rentrer l’eau. Au début il faut parfois faire rentrer l’embout à l’intérieur car vous avez du mal à vous détendre et votre sphincter (muscle) est contracté ne laissant pas passer l’eau. D’où l’intérêt d’avoir un peu de gel lubrifiant avec soi. Puis avec l’habitude vous verrez que la simple pression du jet suffit à ce que l’eau rentre !

Encore une fois je ne vais pas vous dire quelle quantité d’eau faire rentrer car vous verrez avec le temps ce qui vous correspond le plus. Mais un conseil: commencez par pas beaucoup puis augmentez petit à petit pour voir ce qui vous correspond !

Parfois sur internet vous trouverez des personnes qui disent ajouter de l’huile de paraffine à leur eau. Je vous déconseille d’insérer autre chose que de l’eau.

5. Vider immédiatement l’eau

Une fois l’eau à l’intérieur profitez de la pression pour aller vous vider immédiatement aux toilettes. Certains conseillent de garder l’eau quelques minutes, je le déconseille vivement car après vos muscles perdent le réflexe d’expulsion et c’est galère après car il faut forcer.

6. Réitérer sans acharnement jusqu’à ce que ce soit propre

Ensuite, vous pouvez refaire la « manœuvre » plusieurs fois jusqu’à ce que l’eau soit claire. Enfin ne vous acharnez pas, parfois y’a rien à faire, notamment selon certains aliments que vous avez mangés la veille (genre : épinards :D).

7. Vérifier que le lavement ait bien marché

Une fois votre lavement terminé, je vous conseille d’attendre genre 10-15mins de marcher un peu puis d’aller vous vider de nouveau pour expulser l’eau qui reste éventuellement. Vous pouvez le faire sous la douche accroupis.

Si vous en avez le courage, vous pouvez vous mettre un doigt avec un peu de salive, ça aide à dilater et faire couler l’eau qui reste. C’est aussi un bon moyen de vérifier que votre rectum soit bien vide (oui bon faut pas hésiter à aller profond avec votre doigt).

Durant cette dernière étape, l’eau qui ressort n’est pas forcément très propre parfois, si c’est juste un peu c’est pas trop grave et vous pouvez vous arrêtez là. Si au contraire c’est vraiment crade c’est que votre lavement n’a pas bien marché.

Le cas échéant, n’hésitez pas à le refaire mais encore une fois ne vous acharnez pas, parfois y’a pas moyen, ça ne marchera pas et à vous acharner vous risquez ensuite d’avoir des crampes douloureuses.

8. Nettoyer et désinfecter le matériel utilisé !

Tout est dans le titre 🙂 Des bactéries peuvent se développer sur vos ustensiles et les insérer dans le rectum peut être un risque d’infection. Un coton avec de l’alcool fort (70°c) que vous laissez agir un moment. Pensez bien à rincer car l’alcool ne fait pas bon ménage avec les muqueuses.

Le timing

Personnellement je commence mon lavement une heure avant l’heure estimée de ma rencontre avec la personne. Ça me laisse le temps de le faire tranquillement pour me détendre et prendre mon temps pour qu’il soit bien fait. Certains le font juste avant, ce que je déconseille dans la mesure où il reste toujours un peu d’eau dans le rectum qu’il faut attendre un peu avant d’évacuer.

Après on ne peut pas toujours prévoir, lorsque l’on ramène quelqu’un chez soit après une soirée ou que l’on va chez le mec et que c’était pas prévu ! Auquel cas vous pouvez toujours prendre le risque de faire un lavement express 🙂

En général un lavement reste efficace quelques heures. Mais cela dépend aussi de quand vous avez pris votre dernier repas, ce que vous avez mangé, etc. Encore une fois, soyez à l’écoute de votre corps !

__________________________________________________________

Et vous comment faites-vous votre lavement ? Quelles sont les conseils que vous avez à donner ? Que pensez-vous de la technique décrite dans cet article ?

Vincent

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