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Gay, Ma Santé !
Site web d'expression, d'échange et d'information sur la santé gay et ses enjeux !
Non classé | prep | VIH/Sida | 20.09.2015 - 12 h 00 | 1 COMMENTAIRES
PrEP’Dial : un groupe Facebook d’information et d’autosupport sur la PrEP

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PrEP’Dial est un groupe francophone d’information, de témoignage et de discussions pour les usagers de la PrEP, les personnes intéressées par cette nouvelle stratégie de prévention biomédicale contre le VIH ainsi que celles et ceux qui en défendent l’accès.

Accéder au groupe : https://www.facebook.com/groups/PrepDial

Plus d’information sur la PrEP : http://www.aides.org/info-sante/prep

 

Accompagner les utilisateurs de la PrEP

PrEP’Dial s’inspire fortement du groupe Facebook anglophone PrEP Facts. Il s’agit de proposer un espace d’echange dédié aux utilisateurs de la PrEP et aux personnes désirant obtenir davantage d’information sur cette nouvelle stratégie de prévention.

Le nombre d’utilisateurs de la PrEP dans les pays francophones est en augmentation, que ce soit au travers des essais en prévention actuellement en cours ou à venir tel Ipergay, par un accès via le système de santé, comme au Quebec et on l’espère bientôt en France ou tout simplement par des circuits d’approvisionnement alternatifs (« PrEP sauvage »). Chacun pourra trouver sur ce groupe un espace d’expression, en français, pour partager son vécu dans le parcours de PrEP ou encore partager de l’information. L’objectif n’etant pas de debattre de l’intéret de la PrEP – celui-ci a déjà été démontré notamment pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’aurres hommes, mais bien de soutenir le succès de cette stratégie de prévention qui repose sur un accompagnement renforcé des utilisateurs.

Banaliser l’image de la PrEP

Malgré les tentatives de diabolisation par certains acteurs communautaires refractaires des utilisateurs de la PrEP, ces derniers entendent au contraire défendre leur choix de recourir à cette strategie de prévention. A l’image du mouvement des « Truvada Whores » (« salope à truvada ») ou du fil hashtag #PostYourPrEP sur les réseaux sociaux, sur lequel défilaient les selfies d’utilisateurs avec leur cachet de Truvada, les groupes PrEP Facts et PrEP’Dial souhaitent soutenir le témoignage de ces personnes motivées par l’objectif de prendre soin de leur santé tout en jouissant de leur sexualité.

 

Une animation participative, une modération communutaire

Le groupe est alimenté par les contributions des membres, libres de lancer des débats, répondre à des posts ou soumettre des articles. Le cadre est posé dans le texte de présentation du groupe : pas de dénigrement ou de trolling contre la PrEP ici et des echanges dans le respect des pratiques et des choix de chacun.

Les membres pouvent ainsi partager une information, leurs trucs et astuces sur le bon suivi du protocole de prise du Truvada, gage d’efficacité de la PrEP orale ou encore une information nouvelle qui viendrait de paraitre.

La modération est quant à elle assurée par des militants des associations communautaires AIDES et de « Nous sommes PrEP » réunissant des utilisateurs de la PrEP. Et ce afin de veiller au bon fonctionnement du groupe, à la liberté de ton sans jugement des personnes.

 

Vincent

 

Non classé | Produits | RdR | Relation médecin patient | santé sexuelle | Slam | VIH/Sida | 28.08.2015 - 17 h 09 | 0 COMMENTAIRES
Traitements contre le VIH et drogues récréatives : interactions potentiellement dangereuses (methamphétamine, méphédrone, MDMA ou kétamine)

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(Traduction) Les deux médicaments utilisés dans le traitement du VIH et qui sont les plus susceptibles de provoquer des interactions avec les drogues récréatives sont ceux n’ayant pas d’action directe contre le virus mais utilisés en complément des antirétroviraux pour booster la concentration de ces derniers dans l’organisme, à savoir la Ritonavir (délivré sous le nom commercial de NORVIR ® ) et Cobicistat (TYBOST ® ). Interactions également possibles avec les médicaments traitant les troubles érectiles et les benzodiazépines. (auteur de l’article : Roger Pebody, Aidsmap. Traduction : Gaymasanté !).

 

Cobicistat est une des molécules entrant dans la combinaison du STRIBILD ® (avec elvitegravir, tenofovir et emtricitabine), présent également dans le PREZCOBIX ® (avec du darunavir) ou encore EVOTAZ ® (avec de l’atazanavir). Ritonavir est prescrit en complément des inhibiteurs de protéase et est également présent dans le KALETRA ® (avec du lopinavir) ainsi que dans le VIEKIRAX ® utilisé en traitement de l’hépatite C.

Alors qu’il existe potentiellement des interactions dangereuses entre les antirétroviraux à action directe contre le VIH et les drogues récréatives, celles-ci semblent moins inquiétantes que celles identifiées avec les boosters. Par ailleurs, toutes les drogues récréatives n’ont pas forcément d’interaction avec les antirétroviraux.

« Les praticiens doivent être conscients de ces risques pour informer leurs patients, soutiennent les auteurs d’une revue d’experts publiée le 24 août dans le magasine AIDS. Partant du principe que les usagers de produits continueront d’utiliser des drogues récréatives malgré les recommandations médicales, les praticiens doivent envisager de proposer des switch (changement de traitement) chez leurs patients vers des combinaisons thérapeutiques présentant un risque plus faible d’interactions », recommandent-ils dans l’article.

A propos des interactions

Lorsqu’un médicament est pris en combinaison avec un autre produit, licite ou illicite, leur interaction peut potentiellement réduire ou accentuer l’effet de l’un ou de l’autre. C’est le cas tant pour les drogues licites (médicaments) prescrits que pour les produits illicites, comme les drogues récréatives. Néanmoins il y a généralement plus d’études réalisées sur les interactions entre drogues licites, qu’entre médicaments et drogues illicites.

Depuis de nombreuses années néanmoins, des inquiétudes subsistent quant aux interactions entre certains médicaments antirétroviraux et les drogues récréatives. Plus récemment, un nouveau booster a été mis sur le marché : le cobicistat. Et nous assistons en parallèle à une modification des comportements chez les hommes gays au Royaume-Uni vivant avec le VIH en ce qui concerne la consommation de drogues récréatives. Le Crystal meth et la mephedrone sont en effet bien plus consommés qu’ils ne l’étaient auparavant, notamment dans le contexte des chemsex parties, ou soirées privées pouvant durée de nombreuses heures avec une consommation combinée de différentes substances psychoactives.

De plus, nous constatons un usage d’injection plus fréquent de ces drogues, cette pratique ayant pour conséquence une augmentation plus rapide de la concentration des produits absorbés par le sang et des risques de surdose.

Un groupe d’étude composé de praticiens, pharmaciens, biologistes ainsi qu’un consultant sur les produits psychoactifs ont conduit une revue de la littérature et des cas cliniques documentés afin de proposer un résumé actualisé des données disponibles concernant les interactions entre drogues et médicaments antirétroviraux. Plutôt que de couvrir toutes les interactions théoriquement possibles, ils ont souhaité proposer une revue pratique au service des praticiens. Aussi se sont-ils concentrés sur les interactions entre les drogues illicites communément utilisés chez les hommes gays vivant au Royaume-Uni et les médicaments antirétroviraux.

« Nous disposons de peu de données sur les interactions entre l’usage de substances psychoactives et les antirétroviraux, mais les connaissances concernant les potentiels effets cliniques de telles interactions doivent faire l’objet d’une grande attention de la part des praticiens suivant des patients vivant avec le VIH », précisent-ils.

 

Ritonavir et cobicistat

Le message principal de cette revue est que les deux médicaments prescrits les plus susceptibles de causer des interactions dangereuses avec les drogues récréatives sont le ritonavir (NORVIR ® ) et le cobicistat (TYBOST ® ).

Ces deux médicaments appartiennent à la classe des boosters, qui n’ont pas d’effets directs sur le VIH mais qui sont prescrits pour augmenter le niveau de concentration des antirétroviraux. Une petite dose de ces médicaments suffit à faire en sorte que le foie ralentisse le processus de dégradation, ce qui signifie que la molécule antirétrovirale restera plus longtemps dans l’organisme et à un niveau de concentration plus élevée. Sans cet agent booster, il faudrait prescrire une dose plus importante d’antirétroviral, pour un même niveau d’efficacité.

Ces boosters sont généralement utilisés en complément de la classe des antiprotéases (lopinavir, darunavir, atazanavir, fosamprenavir, tipranavir, communméments appelés par leurs noms commerciaux : KALETRA ® , PREZISTA ® , REYATAZ ® , TELZIR ® , APTIVUS ® ) mais aussi avec un inhibiteur d’intégrase (comme l’elvitagravir, contenu dans le STRIBILD ®) et dans certaines combinaisons thérapeutiques contre le virus de l’hépatite C (VIEKIRA ® ).

Ritonavir et cobicistat sont métabolisés par des enzymes du foie appelés CYP2D6 et CYP3A4. Un certain nombre de drogues récréatives sont métabolisées par les mêmes enzymes, provoquant de potentielles interactions. L’effet booster ralenti alors leur dégradation par le foie, avec pour conséquence d’augmenter la concentration et la durée de vie dans le corps des produits psychoactifs. Ce qui peut mener à de sérieux effets secondaires voire à une overdose.

Quels produits sont concernés

Un certain nombre de drogues récréatives sont métabolisées soit par l’enzyme CYP2D6 du foie, ou la CYP3A4 – les mêmes métabolisées par le ritonavir et le cobicistat. Celles-ci sont :

  • – Crystal methamphetamine (crystal, tina, meth)
  • – MDMA (ecstasy, X, mandy)
  • – Mephedrone (miaw miaw, plant food, bath salts)
  • – Ketamine (K, vitamin K, special K)
  • – Médicaments contre les troubles érectiles (Viagra, Cialis, Levitra)
  • – Benzodiazepines (benzos, Valium, Xanax)

Les auteurs jugent les interactions potentielles entre les trois premiers produits comme étant plutôt « modérés ». Inversement ils estiment que les trois derniers présentent un « risque élevé » d’interactions. Par ailleurs les médicaments traitant les troubles érectiles ou encore les benzodiazepines font souvent l’objet d’une consommation « sauvage », hors circuit médical, avec un risque de prendre une dose plus conséquente.

Avec chacune de ces drogues récréatives, une interaction avec le ritonavir et le cobicistat a pour conséquence l’augmentation en intensité de leurs effets, pouvant aller à des niveaux dangereux et difficiles à gérer pour la personne.

Des cas de décès chez des personnes sous ritonavir consommant du Crystal meth ont été rapportés, ainsi que chez des personnes consommant de la MDMA. Les analyses post-mortems ont montré un niveau anormal de concentration de ces drogues récréatives dans le sang de ces individus. Des cas ont également été identifiés d’effets secondaires graves consécutifs à l’usage de Ketamine chez des personnes sous ritonavir.

Les surdoses de médicaments traitant les troubles érectiles peuvent être dangereux pour le cœur. Les surdoses de benzodiazepines peuvent quant à elles provoquer des malaises ou des troubles respiratoires.

Les auteurs indiquent ne pas connaitre les interactions liés au GHB (gamma-hydroxybutyrate) ou GBL GBL (gamma-butyrolactone) et reconnaissent que peu de cas d’interactions ont été documentés jusqu’à présents.

Drogues récréatives et inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse
Des interactions différentes peuvent se présenter entre les drogues récréatives et les inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse, dans la mesure où celles-ci sont métabolisés d’une autre manière. La conséquence de la combinaison des deux peut alors résulter en une concentration moins importante que prévu du produit psychoactif.

Cela concerne notamment les produits suivants : Efavirenz (SUSTIVA ®), Nevirapine (VIRAMUNE ®) et Etravirine (INTELENCE ®). Par opposition, la Rilpivirine (EDURANT ®) ne semble pas présenter d’interaction avec les drogues récréatives.

Les auteurs pensent que cette interaction peut notamment se produire avec la cocaïne, la kétamine et les médicaments traitant les troubles érectiles.

Cette classe de médicament a en effet pour conséquence d’accélérer la dégradation par le foie des drogues récréatives, ce qui signifie que les produits restent moins longtemps et à une concentration moindre qu’attendue. Bien que cela puisse sembler moins dangereux, les auteurs soulignent que si le produit n’a pas l’effet escompté par la personne, cela peut mener à une consommation plus importante ou une modification de la pratique, par injection par exemple, menant à des risques imprévisibles.

Les produits n’ayant pas d’interaction significative
Les auteurs considèrent le potentiel d’interactions entre certaines autres drogues récréatives et antirétroviraux comme étant plutôt faible. Cela inclue l’alcool, le cannabis, le poppers, l’héroine et certains autres opiacés.

De la même manière, les molécules antirétrovirales suivantes n’ont pas fait l’objet de troubles particuliers documentés :

  • – L’ensemble des Inhibiteur nucléosidique de la Transcriptase inverse,
  • – La Rilpivirine (EDURANT ® ), qui est un inhibiteur non-nucléosidique de la transcriptase inverse,
  • – Raltegravir (ISENTRESS ® ) et dolutegravir (TIVICAY ® ), qui sont des inhibiteurs d’intégrase,
  • – Maraviroc (CELSENTRI ® ), un inhibiteur de CCR5.

 

Recommandations

« Les praticiens doivent être vigilants aux épisodes et pratiques de consommation de drogues récréatives chez leurs patients afin de les informer sur les risques de toxicité, des effets secondaires liés aux produits et de potentielles interactions pouvant mener à une surdose involontaire et fatale » concluent les auteurs de l’article.

« Malgré cela, de nombreux patients ne modifieront pas leur consommation, par conséquent un switch vers une autre combinaison antirétrovirale présentant moins de risque d’interaction doit être envisagée avec le patient ».

Auteur : Roger Pebody

Cet article est une traduction du site www.aidsmap.com. Voir l’article original.

 

Références
Bracchi M et al. Increasing use of ‘party drugs’ in people living with HIV on antiretrovirals: a concern for patient safety. AIDS 29: 1585-1592, 2015.

L’université de Liverpool a par ailleurs publié un tableau des interactions entre les antirétroviraux et les drogues récréatives.

Non classé | 02.12.2013 - 23 h 57 | 3 COMMENTAIRES
Addiction au sexe : petites visites chez la psy !

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Freudisgay.png« Note de la rédaction » : cet article ne parle pas de castration chimique, d’ablation des testicules ou autre technique d’arrêt brutal de toute vie sexuelle. Il s’agit ici au contraire d’un article sur le bien-être.

La prise de conscience

Depuis le début de ma vie sexuelle, je suis traversé par des phases d’addiction au sexe. Dès l’adolescence, cela se traduisait par de nombreuses heures passées devant des films pornos – parfois jusqu’à 7 ou 8 par jour, et un isolement fort avec cette problématique. Aujourd’hui cette addiction se manifeste par des cycles d’envies irrépressibles de trouver de nouveaux partenaires sexuels, avec une forme de lâcher-prise. Et à chaque fois, la même musique : tout mon esprit se focalise sur cette recherche d’assouvissement ; une fois l’acte passé, une satisfaction passagère, vite remplacée par un sentiment fort de culpabilité. Et ce depuis maintenant une dizaine d’années avec, en association, une capacité bien médiocre à me protéger et une vie de couple considérablement altérée.

Après quelques discussions avec mon partenaire qui m’aide à prendre conscience de ce rapport complexe au sexe, nous convenons que j’aille consulter une psychologue. Une démarche qui n’engage à rien, visant peut-être plus la compréhension de ce que je pouvais vivre dans la relation au sexe, que le changement de la situation actuelle. On me conseille d’aller voir la psycho-sexologue du « 190 », centre de santé sexuelle situé dans le 20e arrondissement de Paris. Les consultations sont gratuites.

Premiers rendez-vous…

Je n’ai jamais été très psy, je dois avouer. Bien dans mes clichés, j’ai souvent eu peur d’être résumé à des bribes de théories : « … élément perturbé recherchant à tuer la mère pour vivre avec le père ». Bon. A minima, j’essaie de réfléchir à l’objectif de cette démarche pour le partager à l’occasion du premier rendez-vous : comprendre, plus que changer. Dans un premier temps, c’est ce qui apparaît comme étant le plus accessible.

La psychologue que j’ai rencontrée aura été brillante. Cas d’école ou pas, en quelques minutes j’étais cerné : les éléments de réflexion proposés au cours de nos discussions ont été d’une grande utilité. Un peu comme si nous avions soudé les fils conducteurs pour permettre au courant de passer. Est ainsi mieux comprendre d’où peuvent provenir ces phases d’addiction au sexe, dans quel contexte elles se manifestent ou encore quelles autres de mes comportements peuvent avoir la même origine.

A vous de jouer

Je ne vous en dirais pas plus. Cela m’appartient je crois (bande de voyeuristes). Ce petit témoignage vise à rappeler que face à une addiction qui n’est pas des moins tabous, il existe cette possibilité d’être accompagné.

Vincent

Plus d’infos : www.le190.fr

Non classé | VIH/Sida | 07.04.2013 - 18 h 51 | 19 COMMENTAIRES
Bon… la pipe, c’est risqué ou pas ?

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S’il est avéré que la plupart des Infections Sexuellement Transmissibles peuvent être transmises par rapport oral, il faut l’avouer, un flou monstre règne autour du risque de contracter le VIH en taillant une pipe. Une zone d’incertitude qui est de nature à entretenir les fantasmes et qui a longtemps divisée les acteurs de santé. Pour autant des personnes déclarent s’être contaminées par fellation.

Alors, où en est-on sur la fellation (bordel) ?

Des résultats scientifiques difficiles à obtenir

De nombreuses études se sont intéressées au risque de transmission du VIH associé aux rapports oraux-génitaux. S’aventurant même à publier des estimations du risque que vous avez de vous contaminer en taillant une pipe. Estimation qui ne veut absolument rien dire en soi :

  • Le niveau de risque va varier en fonction de ta pratique de la fellation. En gros si tu la prends uniquement dans la bouche ou bien si tu te l’enfonces bien au fond de la gorge. Si tu prends le sperme en bouche, si tu l’avales ou pas et quelle quantité ;
  • Sucer des bites entre mecs est nettement plus à risque que les rapports oraux-génitaux hétéros du fait de la dynamique de contamination plus importante parmi le groupe des mecs qui baisent entre eux (c’est si joliment dit !) ;
  • Enfin dans les études qui sont réalisées des biais énormes existent : peu de gens déclarent s’être fait contaminer par rapport oral et parmi ceux-ci rien ne nous dit qu’ils ne cachent pas avoir eu d’autres pratiques, notamment une pénétration non protégée, plus tabou à révéler. Ensuite les études ne distinguent pas la diversité des pratiques oral (je suce/je me fais sucer, profond/pas profond, éjac bucale/pas d’éjac bucale, ingestion du sperme/pas d’ingestion du sperme). Enfin d’autres biais se posent propres à la méthodologie de recherche ;

A défaut d’avoir une valeur précise de la probabilité de choper le VIH en suçant, l’intérêt néanmoins de ces études aura été d’établir une échelle des risques – certes imparfaite. Celle-ci nous autorise à dire que la probabilité de contracter le virus du Sida en suçant une bite est infiniment plus faible que lors d’une pénétration sans préservatif. De nouveaux éléments sont néanmoins venus nous apporter quelques éclaircissements ces dernières années.

Sucer à l’heure du traitement en prévention

En 2008 un pavé dans la marre a été lancé par l’avis de médecins suisses, le Dr Hirschel et son équipe, sur le risque de transmission du VIH. Complété depuis par d’autres études, l’idée est de dire que lorsqu’une personne séropositive prends bien son traitement et que celui marche, le risque de transmettre le VIH s’effondre. En effet il n’y aurait pas une quantité suffisante de virus dans les liquides contaminants (sang, sperme, sécrétions génitales) pour permettre la transmission.

Or dans quels cas y-a-t ‘il un niveau de virus suffisant dans les liquides contaminants ?

–          Au tout début de l’infection lorsque le virus se réplique à toute vitesse jusqu’à atteindre des millions de copies dans le sang, le sperme et les sécrétions. Le risque de transmission à ce moment-là est alors très élevé. Cette période serait même responsable de bon nombre des cas de transmissions du VIH ;

–          Si la personne ne suit pas un traitement antirétrovirale ou ne le prends pas de manière satisfaisante, rendant difficile d’écraser le virus, une quantité de virus certes plus faible qu’au début peut en effet être suffisante pour transmettre le VIH ;

On peut alors se dire que pour la pipe, le risque de transmission peut être important si mon partenaire est effectivement séropositif, notamment s’il vient juste d’être contaminé et s’il ne prend pas de traitement ou ne le prend pas correctement. Mais vous allez me dire : « ah mais t’es gentil toi, mais y’a pas marqué sur son front tout ça ? ». Et il est vrai aussi, nous ne discutons pas toujours de ça lors de nos rencontres…

« Moi, je suce sans capote, je fais comment alors ? »

Ce n’est pas évident de savoir où en est ton partenaire sur son statut sérologique – peut-être ignore-t-il lui-même sa séropositivité. D’ailleurs plus de 3 contaminations sur 5 sont à l’origine de personnes qui ne savent pas qu’elles sont porteuses du VIH, à défaut de ne pas avoir encore été dépistées [1]. Si tu  fais le choix de ne pas utiliser de préservatif lorsque tu tailles une pipe, voici du coup quelques infos-clé à avoir en tête :

  1. Le sperme et le liquide pré-séminal peuvent contenir beaucoup de virus. Les prendre en bouche ou les ingurgiter augmente donc significativement le risque de contracter le VIH si ton partenaire est contaminé et ne prends pas de traitement ;
  2. Une plaie ouverte ou des aphtes seraient susceptibles de constituer une porte d’entrée pour le virus. Par exemple le brossage de dents favorise les saignements et il est recommandé d’attendre deux heures après s’être lavé les dents pour tailler une pipe (sinon un chewing-gum fera l’affaire mais ne le dis pas à ton dentiste) ;
  3. Les gorges profondes mettent en contact le sexe de ton partenaire avec une partie du pharynx. Partie plus à risque de faciliter le passage du VIH (peu de salive pour protéger les muqueuses et fortes présences des cibles du virus dans cette région) ;
  4. Si nous nous faisons tous dépister régulièrement du VIH et des IST, nous limiterons le nombre de transmissions. Tu as la possibilité de faire des tests du VIH à résultats immédiat dans les associations ou un check-up de toutes les IST dans le Centre de Dépistage le plus proche de chez toi ;
  5. Si tu penses avoir pris un risque, sous 48h tu peux aller récupérer un traitement d’urgence à l’hôpital le plus proche (la nuit aux urgences, le jour au service des maladies infectieuses s’il y en a un, sinon aux urgences direct). Le VIH se matérialise dans les premières semaines par des symptômes qui ressemblent à une grosse grippe (fatigue, maux de tête, ganglions au cou, aux aisselles et à l’aine notamment). N’hésite pas à aller faire un test si tu perçois ces symptômes et que tu penses avoir été exposé à un risque de contracter le VIH.

En conclusion, s’il est difficile d’établir un niveau précis du risque de transmission lors de la fellation, celui-ci dépendrait fortement de la quantité de virus dans le corps de ton partenaire s’il est séropositif et s’effondrerait s’il prend un traitement. Si tu décides de ne pas mettre de préservatif, il existe néanmoins des techniques pour réduire le risque d’acquisition du VIH (éviter d’avaler ou les gorges profondes, faire attention aux plaies, traitement d’urgence) et des réflexes pour réduire le risque de transmission à ses partenaires si l’on vient d’être contaminé (dépistage, prise de traitement).

Vincent

PS : je suis sûr que tu es toujours aussi frustré qu’avant de la réponse que je viens d’apporter…


[1] V. Supervie, D. Costagliola

 

Non classé | 04.04.2012 - 22 h 14 | 5 COMMENTAIRES
Se faire dépister tous les trois m… mecs !

« Break the chain! ». Un nombre important de transmissions du virus du Sida ont pour origine des personnes qui elles-mêmes ont été récemment infectées. Très contagieuses au début de leur infection, elles transmettent beaucoup plus facilement leur virus à une autre personne, qui devient alors aussi très contagieuse. Et ainsi de suite… formant des chaines de contaminations sans même que les personnes impliquées en aient vraiment conscience.

Tout du moins jusqu’à leur prochain dépistage où elles pourront envisager de prendre un traitement qui, en quelques semaines, pourra rendre le risque de transmission de leur virus peu probable.

Ces chaînes peuvent néanmoins être brisées en adaptant la fréquence du dépistage à chacun. Et ceci nous est permis grâce au développement des tests rapides.

Si j’ai pour habitude de me faire dépister tous les six mois et qu’en six mois je nique avec une vingtaine de personnes sans savoir que je suis séropositif, j’ai alors un très fort risque de transmettre mon virus à ces vingt mecs. Voila pourquoi la fréquence du dépistage doit être propre à l’activité sexuelle de chacun, pour, qu’en cas de séropositivité, le test soit effectué le plus tôt possible. Plus je baise, plus la fréquence de mes dépistages devrait être élevée.

Et au diable ces questions de « délais de trois mois ou six semaines depuis la dernière prise de risque » qui ne veulent rien dire lorsqu’on se tape plus d’un mec différent tous les mois et qu’on appartient à une population aussi touchée par le VIH que la notre. Grâce aux tests rapides du VIH, et bientôt j’espère, les autotests salivaires, on a la possibilité de se faire dépister simplement, rapidement et gratuitement autant de fois qu’on veut.

Voici un petit exemple de feuille de route du dépistage que chacun peut se construire (vous pouvez l’imprimer et mettre dans votre portefeuille) :

Pas de test du VIH de plus de 3 mois depuis mon dernier rapport sexuel

2 mecs par mois = 1 test rapide du VIH tous les 2 mois

> 4 mecs par mois = 1 test rapide du VIH par mois

Check-up des IST tous les 6 mois

Prise de risque = Urgences

Santé & Plaisir

 

Par cet article je ne cherche pas à donner raison aux mecs complètement paranos qui se font dépister toutes les semaines après leur plan cam du mercredi aprem parce que bon « on sait jamais, hein, ptêtre que ça se transmet par WiFi ! ». Je m’adresse bien ici à tous ceux d’entre nous qui ne veulent pas se contaminer au VIH et qui ont conscience qu’en multipliant les partenaires, on multiplie notre exposition et celle des autres au VIH. Et qu’il y a moyen de casser cette dynamique de transmission en adaptant la fréquence des dépistages à nos pratiques !

Vincent

Où faire un test rapide près de chez toi ? / voir opération Flash Test sur Paris

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Anus | Cul | Dépistage | IST | Non classé | Proctologue | 12.02.2012 - 17 h 53 | 6 COMMENTAIRES
Se faire « checker » le cul !

Santé anale, santé sexuelle

La santé sexuelle pour beaucoup de gays tourne en grande partie autour de leur beau petit cul ! Me faisant fréquemment prendre, cela me semble important de me faire examiner régulièrement mon anatomie anale pour dépister une éventuelle anomalie.

Les pratiques anales ou la présence de certaines infections sexuellement transmissibles peuvent en effet provoquer des troubles au niveau du rectum et de l’anus. Des fissures, des hémorroïdes ou des saignements peuvent apparaître à la suite de vos ébats sexuels. Et certains virus tels que les HPV1 – très fréquents chez les gays – peuvent être à l’origine de condylomes (sorte de petites verrues) ou d’un cancer de l’anus.Cela faisait longtemps que je souhaitais vous en parler – mais j’attendais ma prochaine consultation de proctologie, qui peut être menée soit par un médecin spécialiste, par un dermato ou généraliste qui a des connaissances en procto.

Avec tout ça, je préfère donc me faire « anusculter » de temps à autres ! Et ce d’autant que j’ai eu des condylomes externes par le passé, qui sont partis facilement grâce à une crème. Je craignais d’en avoir développé en interne – ayant régulièrement de petits saignements à la suite de rapports sexuels.

Une consultation de l’anus c’est…

Lorsque j’étais en Grande Bretagne, j’ai eu l’occasion d’avoir un examen de l’anus et du rectum à chacune de mes consultations de dépistage. Très professionnels, le médecin allait systématiquement se mettre derrière un rideau pour me laisser le temps de me déshabiller complètement et m’allonger sur la table de consultation – sur le côté, les genoux relevés, c’est moins « humiliant », parait-il. En France, c’était plus direct.

Il s’agit alors d’observer votre anus afin de déceler tout signe suspect. Tout d’abord à l’extérieur puis à l’intérieur. Pour cela, le médecin m’insère un doigt pour palper l’intérieur du rectum puis à l’aide d’un anuscope dilate l’anus afin de pouvoir observer ce qui peut bien se passer la dedans.

Pour avoir eu l’occasion de me faire « anusculter » à trois reprises, je trouve cela plutôt simple et rapide. La dernière fois le médecin n’étant pas franchement très doux, il m’a fait mal. Plus que jamais la relation médecin-patient est primordiale, ça aide à dilater pendant qu’il vous ausculte 😉

Cette fois-ci je n’étais pas très à l’aise. Car durant l’examen je n’ai pas bien aimé son air étonné lorsque je lui ai expliqué me faire prendre régulièrement. J’avais le sentiment de lui faire perdre son temps et qu’il avait envie d’en finir au plus vite. D’ailleurs la consultation a du durer au maximum 4 mins. Entretien et osculation inclus.

Et ce alors même qu’il y aurait dix mille choses à aborder avec un patient qui se fait sodomiser : quelles sont mes pratiques sexuelles et comment je gère ma prévention ? Comment sont préparées mes pénétrations ? Quels sont les autres problèmes que j’ai pu avoir ? Que nenni, tu baisses ton froc devant le docteur et l’infirmière qui te regardent, tu t’allonges et tu dilates. Y’a rien ? Tu te casses avec une crème apaisante à appliquer en cas de douleur.

Cela ne me dissuadera néanmoins pas d’y retourner de nouveau – peut être avec un autre procto qu’on m’aura conseillé. En attendant je continue à faire du diagnostic profane : je regarde mes fesses dans un miroir, je me mets un doigt à l’intérieur pour voir si je ne sens rien de suspecte. Notamment si je ne sens pas des petits boutons ou bouts de peaux qui pourraient faire penser à des condylomes.

Bref, j’apprends à connaître mon anatomie pour pouvoir prendre soin d’elle.

Et vous ?

Vincent

Crédit photo : myhiv.org

1 Papillomavirus Humain (“Human Papilloma Virus”)

IST | Non classé | VIH/Sida | 07.12.2011 - 22 h 15 | 8 COMMENTAIRES
Billet d’humeur : j’aime plus le 1er décembre…

Ma première journée mondiale de lutte contre le Sida je trouvais ça cool, je distribuais des capotes dans mon lycée. Maintenant ça me prend la tête. Pas parce que je suis contre cette journée, au contraire. Mais parce qu’elle est trop synonyme de défaitisme, alors que je suis plein d’espoirs.

La Journée Mondiale est passée…ouf ! Entendre les journalistes, artistes, médecins, associatifs, anciens activistes à la retraite (re-ouf!) et autres nous accabler du même discours pessimiste copier/coller depuis des années commençait à me prendre sérieusement la tête. Et ce alors même que 2011 marque un tournant majeur et prometteur dans la lutte contre le VIH.

Même mon témoignage énergique et optimiste donné à une journaliste a été retoqué en un truc déprimant à faire pleurer jusque dans les chaumières. Comme si, lorsqu’il s’agit de parler du VIH, la règle était de faire un « constat d’échec », de parler d’une « situation alarmante » et « hors de contrôle ».

Surtout chez « les jeunes », of course ! Catégorie qui ne veut absolument rien dire tant elle est hétérogène. Comme si c’était en mettant le paquet sur la prévention auprès de Jérémy, Natacha, Julie, Kévin et leurs amis de la 1ère B du Lycée Saint-Joseph de Trouville dans les Yvelines qu’on allait arrêter l’épidémie de VIH.

Ok, c’est cool de faire de la santé sexuelle auprès « des jeunes ». Tout le monde doit avoir un accès à l’éducation sexuelle et les établissements scolaires ont une responsabilité pleine et entière dans ce domaine.

Mais ce serait encore plus cool si on ciblait plus particulièrement les jeunes gays, les jeunes migrants, les jeunes précaires, les jeunes tox, les jeunes sans papiers, les jeunes déscolarisés, les jeunes incarcérés et autres.
Mais pas parce qu’ils sont jeunes… mais parce qu’ils sont gays, migrants, précaires, tox, sans papiers, déscolarisés, incarcérés et autres et qu’ils ont, pour le coup, bien plus de risque d’être exposés au VIH et aux IST que Jérémy, Natacha et leurs amis.

Car le VIH est aussi symptomatique des maux d’une société. Et ce n’est pas une question d’âge.

Jouons la carte de la solidarité !

Chez les gays, on a sans doute atteint le niveau maximal d’utilisation du préservatif – bien meilleur que dans n’importe quel autre groupe, soit dit en passant. Il ne faut pas s’attendre, je crois, à ce qu’on le dépasse. Au contraire, on constate une hausse du nombre de découvertes d’IST, traduisant la multiplication des prises de risque. Attendre un re-sursaut soudain autour du préservatif me semble être une perte de temps.

Alors que fait-on maintenant, mes amis ? Pleurons notre triste sors ? Accablons ces « jeunes pd insouciants » de plus en plus nombreux à découvrir leur séropositivité ? Bref, faisons un constat d’échec comme à la télé ou à la manière de Gégé du PMU au coins de la rue : « jvous l’dit, moi ! Tout fou l’camps ! » ?

On aura certainement pas ce sursaut autour de la capote. Il y a plus de prises de risques et un rapport au risque et au VIH qui ont évolué chez les gays (« ça ne fait plus peur » disent certains). Néanmoins, avant de paniquer, de toujours chercher à trouver des coupables, je crois qu’il y a vraiment quelque chose à travailler au niveau des solidarités qui se jouent entre nous.

… parler cul entre potes, s’écouter parler de nos pratiques sexuels, de nos prises de risque, se conseiller et soutenir mutuellement dans notre prévention, c’est être solidaire.

… ne pas envoyer balader les séropos, montrer à ses potes séropos qu’ils ne sont pas seuls, c’est être solidaire.

… se faire dépister régulièrement c’est être solidaire. Car les personnes qui transmettent le plus le VIH et les IST, ce sont celles qui ignorent qu’elles sont infectées.

… prendre un traitement lorsqu’on est séropo pour réduire le risque de transmettre son virus à ses partenaires, c’est être solidaire.

… parler prévention avec ses partenaires sexuel avant et/ou après être allé au pieu, leur envoyer un SMS quand on s’est chopé une IST, c’est être solidaire.

… agir pour transmettre la mémoire des « années SIDA » à ces jeunes qui ne les ont pas connu et qui, soit disant, n’en ont rien à foutre, c’est ça, aussi être solidaire.

Ça fait un peu biblique mon énumération, mais vous voyez, il y a encore beaucoup à faire dans notre communauté avant de dire que nous sommes en situation d’échec face au VIH. Cette solidarité est l’affaire de tous. Elle est même l’une des clés, je crois, à un contrôle de l’épidémie, la notre, pas celle de l’autre.

Non classé | 25.07.2011 - 23 h 52 | 6 COMMENTAIRES
Écouter, regarder, sentir, toucher, goûter et ressentir son corps

Bonjour,

Simplement, la mort de David Servan Schreiber m’a donné envie de vous écrire un court article brouillon fourre-tout sur l’importance d’être conscient de son corps et attentif à celui-ci.

Écouter son corps, ses craquements, sa respiration, le rythme de son coeur…

Regarder son corps, ses formes, ses couleurs, sa pilosité, ses rides, ses entailles…

Sentir son corps, ses odeurs amers, sucrées, salées…

Toucher et masser son corps, la texture de sa peau, de ses muqueuses, ses bosses, ses creux, ses boutons…

Goûter son corps, sa salive, sa sueur voire…

Ressentir son corps, ses réactions, son interaction avec son environnement (les fameuses phrases de type : « j’ai mal au jambe quand il fait humide » de vos grand-parents), sa température

 

Cela peut vous paraître être du narcissisme  a néanmoins l’intérêt lorsqu’il est fait régulièrement de pouvoir remarquer les changements.

 

Notre corps évolue, c’est normal qu’il change. Mais parfois certains changements peuvent vous sembler étranges. Un grain de beauté qui grossit, des boutons qui apparaissent autour du gland, des excroissance de peau indolores autour de l’anus, des bruits dans votre respiration, des tâches rougeâtre sur la peau. Et tant d’autres signes encore peuvent vouloir dire que votre corps est confronté à quelque chose et qu’il serait bon d’en parler à un médecin.

C’est en me touchant le cou (ce que je ne fais jamais), il y a quelques semaines, que mon ostéo a trouvé une petite tumeur bénigne. Je ne l’aurai jamais trouvé moi-même car je ne prends jamais le temps de me toucher, me masser, me caresser la peau. Et pourtant… !

Une autre leçon de David Servan Schreiber est peut être aussi celle d’apprendre à ralentir. Tout va vite dans notre monde, le rapport au temps s’est complexifié, tout devient toujours plus rapide et urgent. Décider de ralentir chaque geste que l’on fait ne nous fera pas perdre tant de temps que ça. Et au moins, en faisant les choses moins vite, on est justement plus attentif à son corps !

Voilà, je ne peux que vous inviter à passer plus de temps avec votre corps, c’est bon pour lui et pour votre esprit 😉

Vincent

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