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Général | Homophobie | VIH/Sida | 14.05.2012 - 11 h 54 | 22 COMMENTAIRES
J’aurais préféré ne pas être gay…
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Shakespeare se posait la question d’être ou ne pas être… quelle chance le fait de pouvoir choisir ! C’est un luxe qui ne nous est pas permis à nous autres, personnes homosexuelles, malgré ce que peuvent en dire bon nombre de détracteurs sur la scène publique ou parfois dans nos sphères privées.

Je pense que j’ai eu la chance de naître sous une bonne étoile, d’avoir une famille avec de réels soutiens, une famille où même si ça n’a pas été facile avec tout le monde, même si j’ai eu peur de m’assumer, au final je suis libre d’être qui je suis sans avoir à me cacher, un cercle d’ami où il en est de même, et un cercle professionnel où l’homosexualité pourrait peut-être être considérée comme une norme statistique… =) ! Je pense avoir eu la chance d’avoir pu m’épanouir, et même si ça peut m’arriver de cacher mon homosexualité dans certains lieux publics, la plupart je n’ai désormais plus aucun souci avec cette part de mon être. Et plusieurs fois j’ai entendu cette phrase qui me fait un pincement au cœur… « J’aurais préféré ne pas être gay… » ! Et à chaque fois mon sentiment oscille entre de la colère, de la révolte, de la tristesse, et de l’empathie. Je pense que ça me renvoie sûrement aux tourments que j’ai pu vivre intérieurement en me rendant compte que j’étais gay et je pense que je dois un peu le prendre comme une insulte ou un affront à l’égard du combat ou du moins le cheminement parfois difficile que j’ai dû parcourir pour arriver à l’état d’acceptation dans lequel je me trouve. Et puis c’est un peu comme si j’entendais un « J’aurais préféré ne pas te connaître… » car la probabilité de se rencontrer si on n’avait pas été tous les deux gays aurait été plus faible je pense, et on n’aurait certainement pas vécu les mêmes choses…

Je pense que la différence est une chance. Le fait d’appartenir à une minorité, même si ce n’est pas facile tous les jours, peut conférer une certaine force, car il faut de la force pour s’accepter et avancer la tête haute dans une société où l’homophobie est présente sous diverses formes (primaire avec des brutus, mais aussi politique où il n’y a pas d’égalité de droits totale avec les personnes hétérosexuelles). Je pense que la différence peut conférer plus de tolérance et une ouverture sur le monde peut-être plus grande. Et à côté de ça je trouve ça beau d’être différent, mais c’est un jugement subjectif. C’est un facteur commun qui fait se rapprocher et apprendre à se connaître des personnes d’horizons totalement divers et variés, notamment dans les lieux dits « communautaires ». On peut aussi bien croiser des médecins, des hommes politiques, des manutentionnaires, des coiffeurs, des ingénieurs, des étudiants en toutes sortes, des musiciens, des mécaniciens, des contrôleurs de train, des militants associatifs, des avocats, qui sont tous au même endroit… enfin bref des gens issues de toutes les classes de la société. Certains pourraient parler de « communautarisme », de « ghettoïsation », etc. mais ces lieux ont été créé parce que c’était le seul moyen pour certains d’échapper à l’homophobie et de ne pas avoir à cacher son homosexualité en société. Je pense que la « communauté homosexuelle » dans sa grande diversité est une vraie richesse et j’espère qu’elle la conservera longtemps. Mais je pense que pour profiter pleinement de cette richesse il faut être bien dans sa peau… ! Ce qui n’est bien évidemment pas évident… !

Quand j’entends mon copain, mon meilleur ami ou d’autres personnes dire « J’aurais préféré ne pas être gay… » j’aime à me dire que si la vie était trop facile ça ne serait pas intéressant… s’il n’y avait aucun challenge elle serait bien fade… même si je suppose que les personnes hétérosexuelles ont également leurs lots d’interrogations et de problèmes à résoudre. Mais je ne sais pas du tout ce que je serais devenu si je n’avais pas été gay, si j’avais eu un boulot qui me plaît tant, et puis surtout si j’avais rencontré toutes les personnes géniales que je côtoie !? Mais dans un sens, comment leur en vouloir de ce mal être que j’ai aussi vécu à un moment donné ?

Comment leur en vouloir d’avoir peur de se faire agresser dans la rue parce qu’on est un « pédé » ou une « gouine » ? C’est dur de devoir réprimer sa passion quand on se promène en couple dans la rue, pour ceux qui ont la chance d’être en couple, et de se retenir de prendre la main de son copain (ou de sa copine pour certaines), de se retenir d’avoir des gestes de tendresse, de regarder autour de soi avant d’embrasser la personne qu’on aime, de guetter le regard de travers, la moquerie ou le doigt pointé en sa direction alors que les couples hétérosexuels ne se posent pas cette question pour se faire des au revoir passionnés sur le quai de la gare par exemple (oui j’écris souvent mes articles dans le train… =) ) ! C’est la première chose que m’a dit ma mère quand elle a appris que j’étais gay : « Ma seule peur c’est qu’on te fasse du mal en raison de ton homosexualité… ». Mais parfois il n’y a pas besoin d’attendre que le coup fatal soit porté directement par autrui. C’est effarant de voir que les jeunes homosexuels masculins ont un taux de suicide 13 fois plus élevé que celui des jeunes hétérosexuels. Ces derniers meurent bien plus souvent d’accidents de la route que par suicide.

Comment leur en vouloir d’avoir peur de ne pas pouvoir fonder une famille parce que dans l’état actuel des choses la législation nous considère comme socialement stériles. Tant que le mariage pour les couples de même sexe, l’adoption, l’insémination artificielle, la gestation pour autrui et tutti quanti ne seront pas effectifs les choses seront difficiles pour nous et les familles homoparentales qui existent déjà seront dans la précarité. Depuis très jeune j’ai toujours adoré les enfants et j’ai toujours voulu plus tard en avoir plusieurs et je ne m’en suis jamais caché… Une de mes grands-mères m’imaginait même en bon père de famille entouré de plein d’enfants avant d’apprendre que j’étais gay. Aujourd’hui je suis persuadé que j’en aurais un jour… mais beaucoup d’amis qui ont 30-40 se sont résignés avec peine à ne pas en avoir. C’était je pense une des étapes les plus difficiles pour moi dans l’acceptation de mon homosexualité que de penser au début que je ne pourrai pas avoir d’enfants. Et ça m’est resté longtemps en travers de la gorge quand j’ai entendu mon père dire un jour que « les homosexuels sont égoïstes, ils ne veulent pas nous faire de petits-enfants »… heureusement qu’il ne pense plus ça aujourd’hui et qu’il m’aime et m’accepte comme je suis aujourd’hui. J’espère que les choses pour les gays vont rapidement s’arranger maintenant qu’on a un nouveau président.

Comment en vouloir à mon meilleur ami quand il me dit que s’il n’avait pas été gay il ne serait très probablement pas séropositif aujourd’hui ? Comme si la stigmatisation en raison de notre orientation sexuelle ne suffisait pas, nous sommes injustement victime d’une terrible épidémie. Comment vivre pleinement sa sexualité lorsque l’on sait qu’un gay a statistiquement 200 fois plus de risques qu’une personne lambda de se faire contaminer par le VIH ? En raison d’un multi-partenariat souvent important dans une population très réduite où le virus a une très forte prévalence (12 à 15% des gays vivent avec le VIH), de pratiques sexuelles (la sodomie) plus à risque car la muqueuse anale est plus fragile que la muqueuse vaginale et saigne donc plus facilement etc… ! C’est injuste mais nous devons assumer cette épidémie et être forts pour la combattre. Mais quelle chance pour nous qui somme la jeune génération de vivre à une époque où un traitement efficace existe et nous permet de vivre quasi aussi longtemps que tout le monde. Si vous ne l’avez pas encore vu, je vous conseille de regarder « We Were Here », un film qui parle de l’hécatombe qu’a fait le VIH à ses débuts à San Francisco parmi la population homosexuelle. Des beaux et jeunes mecs qui par milliers sont tombés malade puis sont morts en quelques semaines… C’est un traumatisme épouvantable qui reste encore dans la mémoire des gens, ce qui entretient notamment, je pense, les stigmatisations des personnes vivant avec le VIH. Ce n’est certes pas à oublier, ce n’est pas facile de déprogrammer son cerveau car la peur y est souvent ancrée profondément, mais il faut réussir à rationaliser cette peur car aujourd’hui la situation n’a rien à voir, on vit avec le VIH. Et je ne pourrais jamais assez remercier ma mère de ne pas m’avoir fait plus tôt…

Aujourd’hui nous avons un nouveau président, peut-être bientôt une nouvelle assemblée qui sera à gauche, du moins je l’espère, et j’espère que le changement sera pour bientôt en ce qui concerne les droits pour les personnes homosexuelles. Je remercie les générations précédentes de gays et lesbiennes qui se sont battues pour les utopies que nous vivons aujourd’hui. J’espère voir se multiplier les initiatives comme It Gets Better (aux USA) ou Demain Sera Meilleur, à Montpellier. J’espère un jour ne plus entendre « J’aurais préféré ne pas être gay… » cela voudra dire que les combats que nous menons aujourd’hui auront portés leurs fruits, et que les générations suivantes de gays et lesbiennes et bis et trans vivront mieux que nous. Ils vivront nos utopies d’aujourd’hui…

LES réactions (22)
J’aurais préféré ne pas être gay…
  • Par Hùryn 18 Mai 2012 - 16 H 08

    *n’ont appris de ces rencontres* Pff!

     
  • Par Hùryn 18 Mai 2012 - 16 H 07

    *se contentent du minimum offert*
    Et puis je voulais juste ajouter que la non-stigmatisation est moins le fait de la condition homosexuelle que de ce qui découle de notre nature masculine( la domination masculine tout ça).
    Et comme expliqué + haut, avoir plus de partenaires ne signifie pas toujours qu’on apprenne d’eux ou qu’ils enrichissent notre vie( sur le plan de la « technique  » sexuelle certainement, mais au delà ?).
    Je connais des garçons qui ont eu des centaines d’amants, mais n’ont appris que ces rencontres rien d’autre que la jouissance. Ils ont accumulé des orgasmes, mais pas de la socialisation.

     
  • Par Hùryn 18 Mai 2012 - 16 H 01

    @laurentv
    Jolies explications. Ce que tu dis se tient. On dirait que nos points de vues divergent selon nos expériences.
    Entre 18 et 25 ans, j’ai vécu moult choses(sorties, voyages, personnes, situations loufoques), tout cela a toujours eu lieu en dehors de paramètres lgbt.

    J’étais dans une bande où j’étais le seul homo.A aucun moment nos orientations n’intervenaient, on voulait « vivre à fond », et on se donnait les moyens pour. Nos autres potes(homos comme hétéros) ne faisaient pas forcement ça.

    C’est pourquoi je dis que la personnalité compte, car même dans le milieu lgbt, j’ai souvent été curieux, quand certains de mes amis « noirs » se cantonnaient à des trucs style Klub,BBB,Loco, Bains douches etc ; et que mes amis « blancs » se cantonnaient à l’Open, Queen, LIM,Cox etc.

    Ce que je dis est schématique, mais tu vois un peu l’idée. La façon dont on enrichit sa vie dépend d’abord de la personnalité pour moi. Je suis d’accord avec toi pour dire que l’orientation sexuelle induit la création de tout un univers en dehors de l’univers hétéro.

    Cependant,la réaction des homos n’est pas la mm. Il y en a qui se contentent au minimum offert par les rencontres sexuelles qui trouvent vite leurs limites de socialisation.

    Les procédés répétitifs d’une drague virtuelle codifiée, les lieux de rencontres et leurs occupants dont on fait vite le tour, l’impératif de prédation sexuelle qui peut nous faire aligner les partenaires sans qu’on ne les « connaisse » autrement que sous l’aspect sexuel etc.

    Au bout d’un moment, je crois que la façon dont on module tout cela autour de notre personnalité décide si oui ou non on dépasse la simple mécanique des corps pour une socialisation plus riche, une découverte : le séducteur qui apprend de ses amants au delà du sexe, l’amoureux qui dépasse la tentation de conformisme que lui donne sa rencontre amoureuse, pour en faire un couple curieux etc.

    Il ne faut pas non plus oublier le temps passé dans les paramètres « gay » est autant de temps non-passé dans les paramètres du monde « classique ». Ce n’est donc pas toujours comme si les expériences « s’additionnaient » jusque parce qu’on est gay.

    Ce qu’on gagne dans un coté, on le perd potentiellement en ne l’explorant ps de l’autre, sauf si là encore notre personnalité nous pousse à explorer de la mm façon les deux mondes.

     
  • Par laurentv 15 Mai 2012 - 12 H 04

    @huryn « Quant à la qualité des rencontres, de la diversité des situations supposément induites par notre orientation sexuelle, je pense que ça tient plus du fait des personnalités que l’orientation en elle-même. »

    je pense que le « manque de choix » (et dans certains cas la clandestinité) oblige quand même plus les homos à faire des rencontres hors de leur milieu socio-professionnel, donc plus variées.
    un certain affranchissement du modèle visant à fonder une famille et dans le cas des gays, le fait que des hommes couchant à droite à gauche ne souffrent pas de la même stigmatisation que les femmes font aussi que nous connaissons souvent plus de partenaires.

    la différence est peut-être de moins en moins marquée du fait que l’homosexualité se normalise et aujourd’hui les hétéros investissent aussi des moyens de rencontre « alternatifs » (internet surtout).
    on peut aussi dire que mes exemples se limitent aux rencontres amoureuses ou sexuelles (forcement, c’est ce qui nous distingue) mais je pense que ça ouvre grandement les horizons, si je puis dire.

    dans mon cas ça a certainement été une motivation pour vivre des expériences auxquelles mon tempérament peu aventureux ne me prédisposait pas et le fait d’être moi-même différent m’a sans doute obligé à être plus ouvert aux autres différences que je ne l’aurais été naturellement.

     
  • Par sinisalo 15 Mai 2012 - 11 H 44

    Super article, rien a dire je valide tout !!

    Merci ça fais du bien à lire !!

     
  • Par Hùryn 15 Mai 2012 - 9 H 29

    *induites*

     
  • Par Hùryn 15 Mai 2012 - 9 H 27

    Je n’ai jamais eu une telle pensée, même durant mon adolescence où j’ai bataillé intérieurement avec mon homosexualité. C’était de l’ordre du « fardeau accepté », mais « accepté quand même ».
    Plus tard, à l’époque où j’ai commencé à faire la paix avec moi même, en bon fan de comics, je me suis souvent vu comme un mutant, dans le style X-men ou Supermec.

    L’homosexualité c’était ma façon d’être « spécial » et je crois que aujourd’hui encore ça me plait d’être différent.
    Quant à la qualité des rencontres, de la diversité des situations supposément induises par notre orientation sexuelle, je pense que ça tient plus du fait des personnalités que l’orientation en elle-même.

    Elle joue un rôle dans la création de notre capital social et culturel propres, mais ce rôle est mineur comparé à l’influence de la personnalité je pense. On en gros, je suis pédé mais tout dépend comment ma personnalité s’en sert pour rendre ma vie encore plus riche.

     
  • Par laurentv 14 Mai 2012 - 20 H 29

    maintenant que j’y pense j’ai entendu très peu de gays dire ça mais j’imagine que ça dépend du vécu de chacun.

    ça n’a pas non plus toujours été simple mais je dois aussi faire partie des chanceux. ma vie aurait en tout cas été beaucoup moins intéressante, j’aurais connu moins de situations et de personnes différentes si j’avais été hétéro (ironique ce « manque de choix » quand je compare mon expérience à celles d’hétéros de mon âge)

    je suis pourtant bourré de regrets (plus sur ce que j’aurais pu faire, les chances que j’ai laissé passer) mais vraiment pas celui là.

     
  • Par Red 14 Mai 2012 - 19 H 43

    Très émouvant. Merci ! Soyons fiers, notre différence est notre force.

     
  • Par tof81 14 Mai 2012 - 19 H 30

    Bravo, c’est bien dit.

    Moi aussi, je préfèrerai ne pas entendre : « J’aurais préféré ne pas être gay… »

    Mon ex me disait cela : qu’il n’avait pas eut le choix, sinon il aurait choisi la facilité pour s’intégrer dans la société …

    J’ai halluciné quand j’ai entendu ses paroles.
    Nous sommes le fruit de nos prédispositions et de nos expériences, sans cela, nous ne serions pas la même personne. Vouloir ne pas être gay, c’est vouloir effacer notre expérience , effacer notre vécu qui nous a construit.

    J’aime qui je suis devenu et je n’ai surtout pas envie de revenir en arrière (ne pas être gay) et d’être quelqu’un d’autre.

     
  • Par Jfq89 14 Mai 2012 - 19 H 12

    J’ai eu des doutes… mais pitaladio a raison… même si les si et les raies m’irritent les yeux… ça change complètement le sens de la phrase si on corrige « aurais » par « avais »… =)

    Et sinon merci pour les autres commentaires, et les commentaires en privé =)

     
  • Par pitaladio 14 Mai 2012 - 18 H 31

    Ben avant de corriger des fautes imaginaires, faudrait peut-être juste comprendre le sens de la phrase, non ?

    « Mais je ne sais pas du tout ce que je serais devenu si je n’avais pas été gay, (je ne sais pas) si j’aurais eu un boulot qui me plaît tant, et puis surtout si j’aurais rencontré toutes les personnes géniales que je côtoie !? »

    rien à voir avec :

    « Mais je ne sais pas du tout ce que je serais devenu si je n’avais pas été gay, si j’avais eu un boulot qui me plaît tant, et puis surtout si j’avais rencontré toutes les personnes géniales que je côtoie !? »

     
  • Par Vincent 14 Mai 2012 - 18 H 14

    @ Alexis : fautes corrigées. Après avoir appris à Jonathan « on dit pas ‘le stylo à ma mère’, tu ne dirais pas ‘fils à pute' » je lui apprendrai la règle « les ‘si’ n’aiment pas les ‘ré’ (-rais) »

     
  • Par Spyro 14 Mai 2012 - 17 H 59

    « si j’aurais eu un boulot » « si j’aurais rencontré » … AAAHHHH mes yeux ! 😀

     
  • Par fcpgismo 14 Mai 2012 - 17 H 50

    J’ aurais préféré être un génie de la musique comme Richard Wagner ou Camille Saint Saens, mais jamais je n’ ai eu ne serai’ ce que le début de sentiment qui m’ aurait fait penser que j’ aurais préféré être hétéro. j’ aime à environ 80% la beauté masculine et le reste la beauté féminine, j’ ai aimé des garçons et des filles et j’ ai été plus déstabilisé par ma relation hétéro en publique que lors de mes relations homo. Le hasard de la vie? La discrimination dont sont victimes tous ceux qui sont différents de la norme n’ aurait jamais du exister, vive l’ égalité.

     
  • Par Natow 14 Mai 2012 - 17 H 33

    Vouloir des enfants et être gay … Oya !
    Vouloir être Hétéro … Oya !

    J’ai connue un garçon d’un j’étais fou amoureux et lui qui souffrais à chaque instant loin de moi …
    Et pourtant un jours il ma dit « Je ne veux pas être gay ».
    Et ma ignorer. Pourquoi ? Je ne comprendrai jamais :/

     
  • Par Hajnalka 14 Mai 2012 - 17 H 21

    Cet article est génial, et très touchant.

     
  • Par Ann 14 Mai 2012 - 16 H 22

    cet article*

     
  • Par Ann 14 Mai 2012 - 16 H 21

    Le commentaire que je voudrais faire est à base de « merci », « très jolie narration », « je pense exactement pareil ».

    La différence est à la fois une faiblesse et une force.
    Les hétéros me disent souvent que ça doit être dur d’être homo parce que on a « moins de choix » en ce qui concerne nos relations amoureuses. En effet, nous sommes une minorité. Et nous sommes entouré de 10 fois moins de lgbt qu’eux d’hétéros. Mais jusqu’à présent je n’en ai jamais souffert. j’ai même eu la chance de vivre des choses, (notamment une histoire d’amour digne d’un conte de fée…) qu’eux n’ont pas -encore- vécu, à mon age. Peut-être est-ce justement une chance. Cette restriction d’effectifs. Hum.

    Mais, le bémol c’est que j’ai vécu à Paris toute ma vie, c’est là que je me suis épanouie, et maintenant que j’étudie en province, ma vie est plate, je ne connais personne de ‘comme moi’. C’est peut-etre du au fait que je ne suis ici que depuis moins d’un an, mais la, j’envie ces gens, ces hommes et ces femmes qui sont entourés de gens ‘comme eux’. Sans prise de tête, sans devoir se dire que leur vie sentimentale se passe ailleurs… le weekend quand ils rentrent.
    Non pas que je sois malheureuse mais je comprend par mon expérience qu’on ne vit pas son homosexualité partout pareil sur le territoire. 🙂

    Bref, merci pour cette article!

     
  • Par Caro 14 Mai 2012 - 16 H 19

    Merci pour ce très bon article.

     
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