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Dépistage | Drogue | Hépatite C | Relation médecin patient | Slam | 14.03.2012 - 13 h 58 | 15 COMMENTAIRES
L’injection chez les gays – « ça slam’ pour moi »
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Rémy a 28 ans et vit en région parisienne. Depuis plusieurs mois maintenant, il « slam’ » régulièrement. Cette pratique, qui semble se développer dans certains cercles gays des grandes métropoles, consiste à s’injecter des produits tels que la mephedrone, le 4-MEC voire de la cocaïne.

Slammer (de l’anglais, to slam/slamming) = s’injecter une drogue.

Visant à atteindre une désinhibition totale, le slam commence bien souvent dans un cadre sexuel ou festif. A la recherche de performances et de plaisirs intenses, la pratique fait pourtant plonger rapidement ceux qui s’y prêtent vers la dépendance. Celle-ci peut alors devenir problématique. Santé, boulot, argent… La difficulté à se contrôler impacte directement la vie de ceux qui consomment.

D’abord initiés au cours de soirées entre slammeurs, le glissement vers une consommation en solo se fait en quelques  mois voire quelques semaines à peine. Le profil de ces gays injecteurs, que commencent à rencontrer certains médecins, n’a pourtant rien à voir avec ceux, plus stéréotypés, des toxicomanes.

Que ce soit un phénomène en devenir ou une mode vouée à disparaître, Rémy a souhaité raconter son expérience. Un témoignage riche, pour que notre communauté, les associations et les médecins s’emparent de ces pratiques et s’organisent  face aux risques qu’elles représentent pour les slammeurs. En évitant de tomber dans l’écueil de la morale (« c’est mal », « mais que devient notre monde ? »), la question est clairement posée de savoir comment les gays, qui ont été le fer de lance du « safer sex », s’approprieront-ils désormais la culture de réduction des risques (RdR), liés à la consommation de produits ?

Témoignage recueilli par Jonathan

Comment en es-tu arrivé à « slammer » ?

Tout a commencé il y a quelques mois. Je parlais sur Internet à des mecs qui slammaient. Avant de se lancer, bien souvent il y a un passé dans la consommation de produits. On arrive pas au slam comme ça. Mais pour moi, c’était le stade à ne pas atteindre – je n’avais pas envie d’y aller.

Puis, plus j’en entendais parler, plus ça me faisait envie. Un peu comme un effet de mode. J’ai dédramatisé la pratique dans mon esprit. Tu sais, dans le slam il y a un peu le culte de la performance sexuelle, qui se mêle à l’envie d’aller toujours plus loin. En plus les mecs avec qui j’en parlais étaient plutôt mignons, me plaisaient et je me sentais vraiment à l’aise et en confiance. Alors j’ai eu envie d’y aller.

Comment s’est passé ton premier slam ?

Je me suis rendu chez un couple de mecs qui slammaient déjà. Avec internet, sur certains sites sur lesquels je suis inscrit, ce n’est pas bien compliqué à trouver. Quand tu vois marqué « chems++++ » (chems = ‘produits’ en anglais, ndlr) sur le profil d’un mec, ça ne fait pas trop de doute, pour moi, sur leurs pratiques.

Ce soir là je n’étais pas seul à m’initier. Il y avait un autre gars qui, comme moi, venait découvrir la pratique pour le première fois. Ça avait un côté rassurant de ne pas être le seul. On a bien discuté avant, puis on l’a fait. Comme je ne connaissais pas les gestes pour s’injecter, ils m’ont fait le slam. Pour qu’on évite de se partager les seringues et le matériel, on a pris une feuille de papier et tracé des colonnes avec nos noms dans lesquelles chacun avait son matos.

Quels sont les effets que ça procure ?

Une fois le slam fait, les effets se font vite ressentir. Ça me détend, je parle beaucoup plus facilement, je me sens détendu et très sociable. Je me sens bien et l’excitation est très forte. Tu peux alors baiser pendant des heures et des heures – de toute façon c’est presque impossible de jouir. Le niveau de plaisir est vraiment très intense.

Les sens sont aussi démultipliés 10x, 20x ! Un peu de lumière peut vite devenir éblouissant d’ailleurs. Le bruit est aussi gênant. Le plan se passe alors dans une grande pénombre et au calme.

N’y a-t’il pas des risques d’overdose ?

Les produits que j’utilise sont surtout le 4-MEC-Crystal ou la mephedrone – des cristaux que l’on fait fondre dans la cuillère avant de les injecter avec de l’eau stérile. Ce sont des produits qui sont moins à risque d’overdose, je crois. Pour le moment j’ai toujours refusé de m’injecter de la cocaïne – c’est une limite que j’essaie de ne pas franchir. Maintenant je sais que si je suis perché, au cours d’une soirée, et qu’on m’en propose, j’aurais peut être plus de mal à dire non.

Les prods’ que je prends sont des amphétamine. C’est coupe-faim et coupe-soif. Tu peux vites te déshydrater et assécher tes muqueuses. Je me sens souvent « desséché » quand je slam.

Tu me dis que le plan peut durer des heures, comment ça se passe ?

Le produit procure des effets pendant environs 1h/1h30. Au cours d’une nuit tu peux donc slammer près d’une dizaine de fois. Au bout de la 5e ou de la 6e, « l’effet de montée » ne se fait plus autant ressentir, me poussant alors à en prendre toujours plus. Le rapport au temps est totalement différent : tu peux avoir l’impression que 3h viennent de s’écouler, alors qu’en fait il s’en est passé beaucoup plus. Parfois j’ai même l’impression d’avoir des black-outs, je ne sais plus trop ce qui s’est passé.

Et comment gères-tu la descente ?

La descente n’est pas forcément dure, au début – et puis le pétard aide bien. Par contre les jours qui suivent sont difficiles à gérer, avec de gros coups de blues ou des envies soudaines de slammer de nouveau. Dans ces moments là je prends ma carte bancaire et je commande sur internet. C’est très facile de trouver mes prods. D’autant que plus tu commandes, moins c’est cher…

Comment ton rapport au slam a-t-il évolué, au fil des mois ?

En l’espace de 5 ou 6 mois, je suis passé d’un slam par mois à un voire plusieurs par semaine. L’addiction vient très vite. Une fois que j’ai commencé à stocker chez moi mon propre matériel et des prods’, j’ai commencé à pratiquer seul.

Quand je suis seul et que je m’ennuie, je peux me faire un slam. Je vais alors sur des sites de rencontre, histoire de trouver des mecs avec qui baiser. Ça peut durer longtemps… une fois j’ai passé trois jours non-stop à me branler, draguer, niker, slammer et ainsi de suite. Je suis incapable de dire combien de fois… Çà a duré au moins 12h… du moins c’est ce que je pensais. Ça avait en fait duré trois jours, durant lesquels je n’étais pas allé bossé…

Quel impacte cela-a-t-il sur ta vie quotidienne ?

En plus du rapport au temps qui devient complexe, je suis vite tombé dans l’engrenage du slam. Je claque beaucoup d’argent – rien qu’au mois de janvier entre les produits et parfois le taxi pour aller voir un dealer à l’autre bout de Paris, au milieu de la nuit, j’ai dépensé entre 450 et 500€. Voilà à quoi a servit mon 13e mois…

Je me sens souvent dans le bad. Pas d’humeur. Pas de motivation.

L’injection présente des risques somatiques (abcès) ou infectieux lorsqu’elle est pratiquée à plusieurs, comme pour l’hépatite C. Comment gères-tu ces risques ?

Quand j’ai commencé à slammer seul, je me suis défoncé le bras. J’avais juste vu cela sur les autres ou c’était toujours quelqu’un d’autre qui me le faisait. Le pire c’est que j’avais des notions de RdR (réduction des risques liés à l’injection, ndlr), mais voilà je ne savais pas comment mettre l’aiguille, quel angle d’entrée avoir, comment bien viser. Je me suis toujours injecté sur le bras gauche pour garder un bras sans dommage pour les prises de sang. J’ai bien essayé de regarder sur internet pour voir comment le faire, notamment sur le site d’ASUD (Association d’auto-support auprès des Usagers de Drogues, ndlr). Mais aujourd’hui ça devient de plus en plus difficile d’y arriver. Mes veines sont abîmées. Et crois moi, quand tu te loupes, que l’aiguille rate la veine, tu souffres. Et ça fait un abcès.

Il y a un vrai besoin d’être accompagné dans le slam. Pour apprendre les bons gestes, notamment avec d’autres mecs qui slamment eux aussi et qui savent bien faire.

Je fais toujours très attention à l’hygiène et à ne pas partager la seringue et le petit matériel (cuillère, filtre, coton, etc., ndlr). Quand on est plusieurs, chacun a un plateau avec son propre matos. Une fois je faisais une soirée avec un mec qui est porteur du virus de l’hépatite C. A un moment il s’est retourné et, sans faire exprès, m’a griffé avec l’aiguille. On a pas vu de sang et on a désinfecté très rapidement. Mais j’ai vraiment flippé car il n’y a pas de traitement d’urgence pour l’hépatite C. Lorsque je suis allé me faire dépister, j’ai vraiment eu très peur.

Justement comment abordes-tu cela avec les professionnels de santé ?

Au « 190 » (Centre de Santé sexuelle à Paris, ndlr) j’ai pu en parler assez facilement avec le médecin. Il n’avait pas forcément de conseils à donner mais m’a écouté. Il m’a dit rencontrer de plus en plus de mecs qui slamment et se contaminent à l’hépatite C. Il s’agit apparemment de profils totalement nouveaux – que les médecins ne voyaient pas avant. Ce n’est pas le tox avec ses chiens qui vit dans les squattes. Le contexte de ces personnes est totalement différent. Ce peut être le boulanger ou le fleuriste du coin venant consulter et qui découvrent qu’ils ont chopée l’hépatite C au cours d’une soirée à slammer. Et il y en a de tous les âges.

Et dans ton entourage, comment en parles-tu ?

J’ai une amie à qui j’en parle. Elle m’écoute et ça compte beaucoup. C’est important aussi de discuter avec d’autres personnes qui vivent la même chose, d’autres slammeurs.

Comment envisages-tu la suite ?

J’en ai marre du trash, de l’absence de contrôle et du sans limite. Je n’ai plus envie de rencontrer de nouvelles personnes qui slamment. Je veux juste me poser, rencontrer quelqu’un qui m’apporterait un cadre. C’est quand je suis seul, que je m’ennuie et cogite sur mon cadre de vie merdique que je slamme. Parce que ça m’aide à me sentir bien, je me défonce.

C’est en m’occupant, en étant avec des gens que je sortirai de cette spirale. Je veux arriver à me fixer des limites, pouvoir slammer, mais juste une fois de temps en temps en soirée, comme ça. Contrôler, ne plus être dans la dépendance physique.

Lorsque je m’occupe à autre chose pendant une longue période j’ai vraiment l’impression de revivre.

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LES réactions (15)
L’injection chez les gays – « ça slam’ pour moi »
  • Par Stef 06 Mai 2012 - 13 H 59

    L’article qui arrive trop tard!
    Les ravages sont déjà là et trop peu d’articles dans les médias.
    Pour reprendre ce qui a été dit : on change les mots (slam/chems) mais au fond, il s’agit de toxicomanie. Et ce n’est pas parce que la typologie des usagers change que ce n’est pas la même chose : le punk junkie avec son berger allemand est tout autant toxico que le cadre qui se slame tous les week end!

    A la lecture du témoignage de Rémy, j’ai presque cru qu’il s’agissait de mon (ex)compagnon :
    j’ai vécu la scène où celui ci a slamé seul pendant 3 jours d’affilé! Je l’ai retrouvé dans un salle état, obligé de l’emmener chez le médecin qui ne semblait pas préparé à cette situation!

    Mais je ne suis pas un saint et j’ai aussi testé! Ah oui les effets sont remarquables, excitants, enivrants et il faut une force considérable pour s’arrêter et le lendemain ne pas recommencer! Mais quelle violence, quelle déchéance!
    Oui sous drogue tout semble beau! Même ton corps qui vient de 1,5kg en une soirée te semble beau… l’horreur!

    Le ministère de la santé a beau jeu d’interdire la vente de poppers en France, est il au courant de ces pratiques et de la facilité avec laquelle on peut se procurer les produits : un seul clic suffit!

    Que dire également de AIDES qui fournit le matériel de shoot et qui prétend ainsi faire de la prévention?

    Dernier point : il faut difffuser cet article le plus possible et alerter la communeauté sur ce danger! Il ne s’agit pas que d’un effet de mode! De la même manière que l’on court toujours après la plus grosse bite, on courra toujours derrière la plus forte drogue!

     
  • Par tosh aujourd'hui - 14 H 27

    Et au niveau de la santé, sans parlé d’hépatite, j’imagine que ça ne doit pas être très bons de s’injecter des amphétamines, j’ai moi-mêmes pris pendant plusieurs années des produits du genre (extasy, mdma, speed, cocaïne) et je sais très bien que tout ça n’est pas très bon pour le coeur, les neuronnes et etc…
    Peut-on avoir des précisions la-dessus ?

     
  • Par cyriltom aujourd'hui - 10 H 24

    Bonjour,
    Témoignage très intéressant et surtout courageux, même si l’intro reste plus que clichée !
    Je suis musicothérapeute, j’ai déjà travaillé avec des personnes qui ont des problèmes de dépendance en tous genres et j’aimerais beaucoup constituer un groupe avec des homosexuels, séropo ou pas, et qui consomment des produits quels qu’ils soient.
    Vous pouvez me joindre à: tsuriltom@yahoo.fr
    A bon entendeur…
    Cyril

     
  • Par gin 25 Mar 2012 - 12 H 26

    Je parle en effet dans mon second commentaire des réponses et pas de l’intro, puisque que vous m’avez dit que la phrase de l’intro « Le profil de ces gays injecteurs, que commencent à rencontrer certains médecins, n’a pourtant rien à voir avec ceux, plus stéréotypés, des toxicomanes », a été enlevée, bien que je la vois toujours (et peut la copier-coller), même encore aujourd’hui 😀

    Globalement je comprends bien pourquoi le témoin exprime cette idée, ça m’a surprise qu’il s’appuie pour cela sur le discours d’un médecin. C’est bien d’avoir son ressenti mais du coup ça me semble aussi bien de préciser en commentaires que son ressenti, stéréotypé, n’est pas un miroir de la réalité.

    Après, oui, je parlais dans mon premier comm d’une phrase de l’intro qui m’avait fait tiquer, et qui continue toujours à me faire tiquer puisque je la vois toujours présente dans l’article 😀 mais visiblement ça doit être du à un problème de navigateur ou du site yagg…
    Voilà voilà, je trouve cet article très intéressant, seulement il me semblait nécessaire de casser un peu les stéréotypes pouvant être induit par celui-ci en commentant 😀

     
  • Par Vincent 25 Mar 2012 - 8 H 59

    Ah mais tu parles des réponses. Je pensais que tu parlais de l’introduction. Oui en effet c’est ce qui a été dit durant l’entretien. C’est peut être caricatural mais c’est la manière dont le témoin a exprimé l’idée. 😉

     
  • Par gin 24 Mar 2012 - 9 H 26

    Ah bon? Pourtant je vois toujours cette phrase en intro, même en actualisant la page… (en plus je ne pense pas avoir lu l’article le jour même de sa parution)

    Le témoignage donnait un peu l’impression que les médecins eux-mêmes restaient cantonnés au stéréotype du punk à chiens. J’ai connu de des gens qui s’injectaient, pas vraiment dans ce profil… ce n’est pas du tout nouveau la grande diversité des profils, seulement c’est moins médiatisé, du coup il est très bien cet article pour présenté un profil qui sort un peu des clichés que les gens peuvent avoir (mais il ne faut pas sous-entendre que c’est nouveau ou que finalement il n’y a que deux profils de toxicomane)

    Après, que ce soit les slammeurs qui font la différence, c’est « normal » et ça ne se retrouve pas que chez ce profil: combien de gens qui se droguent se disent « non non je ne suis pas toxicomane, je n’ai pas le profil »… justement parce qu’ils préfèrent s’imaginer que toxicomane = punk à chiens? Ça a tout l’air d’être une stratégie (inconsciente?) pour ne pas voir son addiction en face…

    Ça se retrouve dans le vocabulaire d’ailleurs: on ne s’injecte pas de la drogue, on slamme, on ne prend pas des produits mais des chems, ce qui est bien sûr la même chose, mais changer de terme peut participer à la « dédramatisation » du geste (ce n’est pas la non plus typique des « slammeurs », inventer des mots dans le domaine des drogues durs en général n’est pas du tout nouveau).

     
  • Par Vincent 23 Mar 2012 - 9 H 44

    La phrase avait justement été enlevée le jour où l’article a été posté car…ça faisait en effet stéréotypé. Donc le commentaire est caduque 😉 il faut cliquer sur « F5 » sur le navigateur pour actualiser la page !

    Quant à la différence entre ce « stéréotype » et les slammeurs, ce sont les slammeurs eux-même qui la font. Par ailleurs dans le profil social les médecins semblent voir venir dans leurs consultations des personnes qu’ils n’avaient pas l’habitude de voir. Beaucoup moins précaires, par exemple.

     
  • Par gin 21 Mar 2012 - 20 H 41

    Article très intéressant, merci.

    Quelques remarques:

    Je ne comprends pas pourquoi il est fait en préambule une distinction entre slammeurs et toxicomanes: quelqu’un qui s’injecte de la drogue, si il en devient dépendant, gay ou pas, il EST toxicomane (toxicomanie = dépendance à la drogue, dans le sens premier du terme). « Le profil […] des autres toxicomanes » me semblerait donc plus correct à dire que seulement « Le profil […] des toxicomanes ».

    De plus, j’aimerais bien savoir quels sont ces « profils stéréotypés des toxicomanes » qui n’ont « rien à voir » avec celui des « slammeurs ». J’ai l’impression que les stéréotypes, ils se retrouvent plutôt dans cette phrase…
    Un peu étonnée donc, de voir aussi une phrase comme celle-là: « Ce n’est pas le tox avec ses chiens qui vit dans les squattes » (visiblement dit par un médecin oO), ça fait un bail que ce cliché est dépassé tout de même! La diversité des profils des gens qui s’injectent ne me semble pas être arrivée avec le « slam »…

    Ce serait intéressant d’avoir des statistiques sur la prise de drogue chez les gays: il me semblait avoir lu que c’était de l’ordre de 5 à 6 fois plus que chez les hétéros. Du coup, essayer de savoir pourquoi ce chiffre est si élevé en comparaison serait un bon sujet d’article à creuser 😀

     
  • Par teodu25 20 Mar 2012 - 20 H 39

    Super article. Quel sincer et beau témognage.
    Du pet/sialy, à alcool/GHB; Keta/4mec; toujours une histoire de performance, de plaisirs…..

    La balance du plaisirs/danger n’est décidément jamais stable !

     
  • Par Red 14 Mar 2012 - 23 H 43

    C’est important de parler des hépatites, on a tendance à en rester au VIH, mais c’est oublier qu’il existe d’autres maladies/IST. Merci pour ce témoignage !

     
  • Par tux25 14 Mar 2012 - 23 H 27

    Ma solitude en tant que gays et aussi peut être un accès inégalitaire aux droits familiaux ma mener à consommer plus de produits. Sans doute par un effet d’impression d’inutilité dans la vie et/ou discrimination. Et je ne vous parle même pas de comportements sociétaux avec des accès à des droits équivalents pour les LGBT que pour les hétérosexuels. Combien on changer de comportements à la suite d’une naissance ? Dans cet article est sans doute reporté des substances qui sont utilisées de façon nouvelles pour les hommes ayant des relations sexuels avec d’autres hommes, mais pour avoir connu, c’est aussi le cas avec d’autres produits (alcool, tabac, cannabis, poppers …).
    Après comme tout le monde l’attraction pour améliorer ces performances sexuels est aussi très forte…

    Rémi, tu vis ou ?

     
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