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VIH/Sida | 22.07.2011 - 01 h 58 | 40 COMMENTAIRES
Mon expérience du traitement d’urgence contre le VIH

Bonjour tout le monde,

On parle beaucoup de « PrEP » en ce moment (Prophylaxis Pré-Exposition en anglais). Mais j’aimerais revenir un peu sur la bonne vieille « PEP » (Prophylaxis Post-Exposition), que l’on appelle plus communément le « traitement d’urgence ». Celui que l’on peut prendre après un risque d’exposition au VIH – et notamment après un rapport sexuel à risque (plus d’infos).

Récemment pas mal de monde est en effet venu m’aborder sur le sujet. Et ce avec une certaine inquiétude. C’est pourquoi je souhaite partager avec vous ma propre expérience de la prise d’un tel traitement il y a quelques temps. Histoire de rassurer, de rappeler que ce n’est pas anodin mais qu’il ne faut pas pour autant dramatiser.

L’important est de se dire qu’il n’y a pas de fatalité et que l’on est jamais seul dans tout ça.

 

Le contexte de la prise de risque

Après des semaines d’activité sexuelle intense sans manquer une seule fois de me protéger, une nuit à l’occasion d’un rapport sexuel, mon partenaire (occasionnel) et moi ne mettons pas de préservatif. Il ne s’agit en rien d’un accident de préservatif et je suis entièrement co-responsable de cet acte.

Nous sommes en plein milieu de la nuit et comme souvent dans ce genre de situation, je me retrouve bête. J’hésite vraiment sur le traitement d’urgence. Je prends donc mon joker coup de fil à un ami et décide de réveiller Jonathan pour qu’il me dise d’aller aux urgences en chercher un. J’avais juste besoin qu’une personne de confiance me dise « vas y ».

 

Les urgences

Je me présente tranquillement au guichet des urgences et ai simplement dit : « Bonjour, je viens pour un traitement d’urgence contre le VIH ». Le personnel de l’hôpital n’a pas besoin d’en savoir plus. Après une bonne heure d’attente, je suis reçus par un médecin. Je lui explique la situation et s’en suit une conversation assez ahurissante pour mes oreilles de militant Sida :

« il était séropositif ?
– je n’en sais rien. »

« vous avez saigné ?
– je n’en sais rien. »

« il a éjaculé en vous ?
– non. »

« bon, il y a un risque sur 4000.
– … »

Bien entendu cette estimation est une connerie monumentale qu’il a surement inventée pour me rassurer. Néanmoins la situation était suffisamment à risque pour que la décision soit prise d’initier un traitement (un pd qui se fait baiser sans capote et qui n’en sait pas plus sur son partenaire sexuel occasionnel, en général on hésitera pas une seule seconde). Étant néanmoins arrivé relativement tôt, rendez-vous est pris le lendemain au service infectio pour initier le traitement.

 

La consultation infectio

Je passe par le bureau des entrées où, malgré la gratuité du traitement, il faut que vous délivriez votre carte vitale et carte de mutuelle. Ce n’était pas anonyme, du coup. Et je ne sais pas si cette possibilité existe en France de pouvoir prescrire des traitements d’urgence de manière anonyme (à confirmer).

Je tombe ensuite sur un jeune (et bel) interne qui me pose un tas de question au cours d’un examen clinique, tant sur le risque que sur ma santé en général. Il a suivi scrupuleusement la procédure qui était détaillée dans son kit « AES » (Accident d’Exposition au Sang, c’est le terme qui sera utilisé pour vous délivrer un traitement d’urgence). Il me fait alors une ordonnance comprenant :

– la prise de deux médicaments utilisés dans le traitement du VIH (je reviendrai après dessus) ;
– la prise de médicaments limitant les effets secondaires liés à ces traitements, tels que les diarrhées et nausées ;

S’en suis une séance #prise de sang# pour faire un dépistage des principales IST et du VIH (oui parce que si vous êtes déjà infecté mais que vous ne le savez pas, inutile de prendre un traitement d’urgence, cela pourrait même mener à des complications).

J’ai eu le droit à une conversation originale avec l’interne en infectio :

« Bon courage. Mais la prochaine fois, hein, mettez un préservatif.
– Si c’était aussi simple que de le dire, je l’aurais fait !
– Vous voulez dire qu’on vous a forcé ?
– Non, non. Ce n’est pas ça. »

Je n’avais pas d’explication à donner à ma prise de risque, je ne la comprends pas moi-même sur le moment. Pour autant l’idée de penser que l’on me prenne pour un inconscient irresponsable me déplait. Mais là, je n’avais pas envie de débattre. Je suis allé prendre mes rendez-vous pour le suivi toutes les semaines et pars chercher le traitement en pharmacie hospitalière.

Et me voila avec 28 jours de traitements. Et une question en tête : « ou est-ce que je vais le commencer ? »

 

L’initiation du traitement

Je n’avais pas envie de rentrer chez moi où je vivais à l’époque chez mes parents. J’ai donc roulé avec ma vieille bicyclette jusqu’au lieu qui me semblait le plus approprié pour commencer à prendre un traitement : le local de l’association AIDES – où je milite. Certainement le seul endroit où tu peux t’assoir, déballer tes paquets de médoc, discuter de la météo, prendre les premiers cachets, sans que personne te fasse une tête de zombie en te regardant de travers.

Au contraire, j’ai trouvé auprès de mes amis militants beaucoup de soutien. Ils m’ont bien sûr demandé dans quel contexte ça s’est passé mais sans me dire « bon… Vincent, t’aurais quand même pu mettre une capote ». Si un jour cela vous arrive, n’oubliez jamais de compter sur vos amis et d’être dans un lieu où vous vous sentez à l’aise pour commencer le traitement !

Celui-ci se composait donc  :
– d’1 cachet de Truvada (Tenofovir+Emtricitabine) à prendre une fois par jour (la pilule bleue) ;
– de 2 cachets de Kaletra (Lopinavir boosté par Ritonavir) à prendre deux fois par jour (les pilules oranges) ;

Il s’agit d’antirétroviraux souvent utilisés dans le traitement des personnes séropositives pour contrôler le VIH. L’idée étant ici d’attaquer à forte dose le virus dès son entrée pour qu’il ne puisse s’installer (je vulgarise là…).

 

Les premiers effets secondaires

Mes amis ont été très gentils. Ils m’ont emmenés dans une brasserie histoire de me changer les idées. Ce qui était le bienvenu après plusieurs heures passées à l’hôpital, seul. Et le petit choc que ça me fait quand même de prendre un risque. Je n’aime pas ça. Je m’en veux et me sens faible de n’avoir pas su me contrôler sur le moment.

Le premier effet secondaire de la prise d’un traitement d’urgence, c’est bel et bien de vous faire réfléchir. Sur le pourquoi du comment. Qu’est-ce qui a fait que j’ai pris un risque ? Sur quels éléments je peux agir pour que ça ne se reproduise plus ?

Mais les effets sur l’organisme, eux non plus, ne se sont pas faits attendre. Je me suis senti très très fatigué dans les heures qui ont suivies la première prise. Je me suis tout simplement endormi… et au réveil j’ai eu le droit aux fameuses nausées et diarrhées.

« Mince… j’ai un rendez-vous dans une heure » + « mince je commence mon nouveau job… demain. »

Il va falloir apprendre à repérer où sont les chiottes où que vous alliez.

Fort heureusement les effets secondaires durent principalement les premiers jours et ont été relativement supportables. Et grâce aux médocs et au fait que mon corps s’habitue au traitement, ils s’estompent peu à peu. Chez certains c’est un peu psycho-somatique aussi les effets secondaires. La culpabilisation et la peur sont telles que le corps extériorise physiquement. Malgré mes questionnements, j’étais néanmoins zen.

 

Un mois avec un traitement

Pour mon premier jour de boulot j’ai dit à une collègue bien sympa que je prenais un traitement (sans entrer dans les détails) et que parfois j’aurais juste besoin de m’absenter 2/3mins, si elle pouvait me remplacer dans ces moments là.

J’en avais parlé à ma médecin du travail le matin même avant de commencer. Elle ne m’a donné aucun conseil sur la manière dont je pouvais en parler à ma chef ou les droits dont on dispose dans ces moments là. very useful…

Mais bizarrement les effets secondaires ne m’ont pas beaucoup perturbés quand j’étais au boulot. C’était soit le soir, soit le matin en me levant que je les subissais. Sinon, la journée, j’étais relativement tranquille.

Non le plus dur ça a vraiment été de prendre le traitement tous les jours. Au début ça va. Au bout d’une bonne dizaine de jour, chaque matin, je posais sur ma main les 3 cachets qui me paraissaient chaque jour encore plus gros que la veille. Je les fixais en me disant qu’il fallait que je les prenne. Mais en même temps ils me dégoûtaient.

J’en avais tellement pas envie que si je n’avais pas mis mon téléphone portable à sonner à 8h et à 18h chaque jour, je les aurais oublié la plupart du temps. Comme si mon esprit voulait refouler cette prise de traitement.

Pour moi les difficultés ont donc davantage été dans la tête que dans le corps.

 

La famille…

Vivant chez mes parents à l’époque, j’avais fait le choix de leur cacher. C’était sans compter que la mère est parfois curieuse… Et quand elle trouve quelque chose de suspect et qu’elle ne comprend pas… comme toute personne « connectée », elle va sur Google regarder ce que c’est.

www.google.fr => « Truvada » => premier résultat : « Truvada® est l’association fixe de deux médicaments antirétroviraux actifs contre le VIH »

Je ne veux même pas imaginer ce qui s’est passé dans sa tête, son cœur et ses tripes.

Je rentre tranquillement chez moi. L’heure du repas arrive. Je me doute bien sûr de rien. Discussion. Mon père parvient à amener sur la table le sujet du « Sida », comme il dit. Pas compliqué de parler de ça avec moi en même temps. Puis il dévie légèrement…

« Et comment on fait lorsqu’on a un fils qui a le « Sida »
Moi, naïf, pensant que la conversation se poursuivait, je réponds :
– Et bien il existe un certain nombre de structures de soutiens qui peuvent accompagner les parents et leur enfant ensemble pour que tout se passe bien.
– C’est quoi ces médicaments dans ta chambre ?

Silence.
Regard noir.

« Vous avez fouillé dans ma chambre ?
– La table de nuit était ouverte.
– Non, elle était fermée. Ce traitement est un traitement que l’on peut prendre après une prise de risque. Il sert à réduire le risque de contamination au VIH.
– Tu as pris un risque ?
– Oui.
– Ça existe vraiment ce genre de traitement ?
– Oui.
– Je n’y crois pas.
A la mère, un brin rassurée, d’intervenir :
– Mais puisqu’il te dit que c’est ça, il connait mieux que toi ! »

Bon vous l’aurez compris, c’est une expérience que je n’ai toujours pas digérée. J’ai pris le risque de cacher le traitement plutôt que de me prendre la tête à leur expliquer direct. Ça m’est retombé dessus… à chacun de faire le bon choix en fonction de son milieu familial. Mais c’est vrai que de le dire dès le début évite certains soucis…

Le suivi médical

Rendez vous avec mon joli interne chaque semaine, avec alternance entre prise de sang et rendu du résultat. Rien de spécial à ce niveau là.

J’ai perdu du poids. 2 ou 3kg… Ce qui n’est pas étonnant vu que les traitements et l’effet psychosomatique ont un sacré impact sur l’appétit.

Rien d’autre à signaler sinon… à la fin du traitement on demande de revenir dans trois mois pour faire un test de confirmation. J’irai faire cela au Royaume-Uni où j’ai découvert une approche bien différente de la santé sexuelle…

La réflexion…

Voilà, après de nombreux mois qui se sont écoulés je ne peux pas dire que j’ai vraiment tout compris sur cette prise de risque. Ça aura été ni la première ni la dernière mais la seule pour laquelle je décida d’aller prendre un traitement d’urgence.

En essayant de me pencher un peu dessus, j’ai trouvé certains points communs à chacune d’entre elles : un lit, le fait d’avoir déjà baisé avec la personne avant et une forte excitation souvent liée au précédent point. En gros j’ai beaucoup moins de chance de prendre un risque sexuel lors d’un gang bang trash bien pervers la nuit au milieu d’un bois que sur un lit douillet au chaud avec une personne que j’apprécie. D’où ma citation préférée en prévention : « le romantisme est facteur de risque ».

Le fait d’être à chaque fois dans une période où je ne me sens pas fort a peut être été le déclencheur. Quand je me sens bien de manière générale, j’arrive sans trop de problème à me dire : « ok, alors là t’es en train de prendre grave ton pied. Met la capote pour autant. » Et je le fais. Alors que quand je me sens moins bien, la négociation avec moi-même prends beaucoup plus de temps. Suffisamment parfois pour que l’autre ait pris sa décision avant moi d’y aller sans.

 

En conclusion ?

Prendre un traitement d’urgence n’a pas été anodin. Davantage pour ce qui s’est passé dans ma tête que du fait des effets secondaires sur mon corps. J’ai eu la chance d’être soutenu par mes amis. Soutenu explicitement et implicitement en me donnant la possibilité de parler librement de cela et de prendre mon traitement sous leurs yeux, sans être jugé.

Cette expérience m’a donné l’opportunité aussi de réfléchir sur ma santé sexuelle, mon rapport au risque et à la prévention. Et aujourd’hui, même s’il m’arrive toujours de prendre des risques, cela est beaucoup moins fréquent. Voire ça n’est pas arrivé depuis un sacré bout de temps malgré de grosses baisses de morales. Et cela je le dois à toutes ces heures passées à réfléchir sur ma santé, à l’exprimer librement et en discuter avec mes amis.

J’aurai bien aimé que le médecin infectio saisisse l’occasion du traitement pour aborder ces questions avec moi – mais il faut croire que tous ne sont pas à l’aise avec ce sujet. Ce qui est une vraie lacune en termes de prévention. Je n’ai pas besoin de conseils, juste qu’on me laisse la possibilité d’en parler et d’être écouté.

Voilà pour ma part…

Je comprends que certainEs, après avoir pris une fois un traitement d’urgence, ont encore plus de mal à faire la démarche d’en prendre un autre lors d’une nouvelle exposition à un risque. Si tel est votre cas, appelez un pote et demandez lui : « j’y vais ou pas ? ». Même si vous connaissez la réponse, au moins, vous n’êtes pas seul.

Pour les mauvaises langues, je ne pense pas que ça donne un « avant-goût » de ce qu’est la vie avec le VIH. Ici on parle de 28 jours seulement tout en étant à priori encore séronégatif… c’est incomparable.

 

Et vous, avez vous déjà pris un traitement d’urgence ? Comment ça s’est passé pour vous ?

 

Vincent


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LES réactions (40)
Mon expérience du traitement d’urgence contre le VIH
  • Par roder74 08 Sep 2014 - 17 H 00

    Bonjour

    Après de dures années à me renier et à n’avoir que des relations épisodiques et sans intérêt, j’ai décidé vendredi dernier d’aller au sauna.
    Sous l’effet de l’alcool et de l’excitation, j’ai pris un risque inutile en ne me protégeant pas avec un inconnu… Date de l’acte: environ 1h du matin.
    Rentré chez moi, j’ai attendu encore vers midi avant de prendre la décision de filer aux urgences sous le conseil d’un ami.
    Arrivé à 14h aux urgences, j’ai attendu jusqu’à 16h car je n’étais « pas prioritaire » selon les urgentistes et que d’autres avaient plus besoin d’urgence que moi….
    Bref, le médecin fut très compréhensif et m’a donné un traitement de trois jours avec demande de rendez-vous avec un médecin spécialiste dès lundi.
    Or, je suis retourné ce matin au service d’infections de l’hôpital local et le médecin ne peut pas me recevoir avant demain !
    J’ai l’impression que mon cas n’est pas grave et que les médecins se moquent un peu de ma peur.

    Donc, depuis samedi, je suis en traitement et à part une bonne diarrhée, je n’ai pas trop d’effet secondaire. J’espère simplement pouvoir effectuer mes 3 footings hebdomadaires.

    Une telle connerie se paie cash, j’assume et pense que je vais adhérer à une association de lutte contre le Sida, car même moi qui suis d’une prudence extrême en règle générale, je me suis fait avoir par le démon du désir.

    Protégez-vous !

     
  • Par jice 12 Mai 2014 - 10 H 52

    Bonjour, Merci pour ton descriptif complet. Je me suis piqué avec une seringue ce matin en fouillant dans la poubelle du train. Pris de panique je suis tout de suite allé sur Internet. Je me suis renseigné sur le VIH et je suis notamment tombé sur ton article. Étant complètement névrosé en ce qui concerne la santé, j’ai psychosé et limite fait une crise. Du coup j’ai pris la décision d’aller à l’hôpital. J’étais tellement stressé que je n’ai pas pensé à emmener la seringue. Je suis trop bête !!! Peut-être qu’ils auraient pu l’analyser. J’ai essayé d’appeler la SNCF mais sans succès… En lisant sur Internet, j’ai vu qu’ils ne donnaient pas le traitement systématiquement. Ça coute assez cher. Je sais que c’est pas bien mais du coup j’ai préféré dire que c’était lié à une relation sexuelle ou le préservatif s’est cassé. Ils m’ont posé des questions assez gênantes (ce qui est normal)… Mes réponses : Inconnue (oui), Éjaculation (non : pourquoi j’ai dit ça), prostituée (non), rapport anal (non), rapport vaginal (oui)… Du coup ils ne voulaient pas me donner le traitement car les chances sont plus faibles sans éjaculation, ils m’ont dit que c’était bon je pouvais rentrer ! Tout ce que je voulais éviter. J’ai du dire lors d’un second entretien « avouer » que c’était une prostituée (la honte) ! C’est bon, je suis maintenant sous traitement. Prochain point demain. Un autre médecin (référent) veut me voir. J’ai l’impression qu’il va me cuisiner et ne crois pas trop mon histoire. Ça craint ! Je sais que c’est vraiment nul de mentir aux médecins mais je ne peux juste pas imaginer avoir le VIH. Autant jouer la sécurité vu qu’il existe un traitement. Merci en tout cas pour ton témoignage qui m’a aider à prendre ma décision d’y aller (sans appeler un ami). Même si il y a moins d’une chance sur 100, je suis content de le faire.

     
  • Par sacha847 06 Jan 2014 - 8 H 29

    bonjour avant tout merci à toi vincent pour cet article et aux diverses réactions ainsi débute mon experience

    ce vendredi dernier j ai RDV avec mon plan Q régulier un mec marié de 40ans (à une femme ) qui vit sa sexualité dans le placard un peu comme moi d’ailleurs ( j’ai 22ans ) donc en pleine action alors que j ai toujours été Actif et lui passif il me propose une inversion de role je me dis pourquoi autant essayer et là me voilà en position de passif seulement pendant l action au moment meme ou mon partenaire joui je sens comme un claquement Merde la capote venait de lacher et je me retrouve avec son sperme en moi la Panique sous le coups un sentiment effroyable et la question éponyme bien sur sur ce il me répond qu il est marié qu ‘il l ‘etre il n a pas fait de test depuis 2 ans me jure qu a par moi et sa femme il n a pas d’autres relations mais quand je lui ai demandé de m accompagner vers un test VIH il refuse et se braque par peur pour sa discretion sur ce il qe rabille et se casse en me jetant sois sur t a rien a craindre il était 22h la nuit fut éfroyable entre doute peur et culpabilité
    samedi matin je me dirige vers les urgence de l hosto le plus proche à la quete du TPE (je n aurais jamais cru un jour en avoir recours ) par chance je tombe sur une interne de guarde tres compréhensive qui m explique la demarche a suivre first un test t0 qui se révele negatif donc je suis bon pour le TPE que je commence le jour meme donc aujourdhui Lundi marque mon 3e jour de traitement et déjà l anguoisse ainsi que les effets secondaires sont au RDV des diarrhées et des troubles du sommeil (que celà pour l instant )
    je crois que le plus dur pour moi sera de vivre cette experience seul vu que je suis toujours dans le placard et que je ne peux en parler avec personne dejà je me demande si j aurai la force de poursuivre le traitement alors que je débute en meme temps mon premier jour de stage la semaine prochaine tant de questions qui se bousculent et qui font mal à la tete lol
    pour l instant j essaie de m armer de courage et de faire comme si de rien n etait en esperant la baisse des effets contraignants je demande vos conseils VINCENT et tous les autres et MERCI encore pour l article

     
  • Par stefounette 19 Oct 2013 - 15 H 15

    J’ai mon copain qui a pris un risque avec une autre fille sans jamais me l’avouer. Il m’a sortie différentes excuses pour éviter de me dire la vérité et surtout de savoir qu’il m’avais trompé a nouveau. J’ai découvert ce qu’il avait toute seule en associant les 2 noms de médicaments sur internet et je suis tombé sur plusieurs articles dont celui la. Moi je voulais juste dire merci pour ces explications très clair et précis maintenant je sais que se n’est pas parce qu’il prend smce traitement qu’il est automatiquement infecté. Maintenant grâce a vous je sais a quoi m’attendre et être plus sereine encore Merciiiii.

     
  • Par olivier38 09 Oct 2013 - 21 H 46

    Bonsoir à tous. Cet été en déplacement (a quelques minutes d’un mariage) j’ai fait un plan cul avec un inconnu. UN BEL INCONNU que j’ai embrassé tendrement, qui m’a sucé sans capote… mais qui ne m’a pas tout dit. Au début je l’ai pénétré (protégé) mais quelque chose n’allait pas. Je me suis arrêté, puis il s’est assis sur ma queue : deux ou 3 aller-retours furtifs. Oui il m’a avoué être séropositif, sous traitement depuis 1 an. SUIS-JE UN SALOPARD, OU UN PRETENTIEUX ? non… cet avoeu m’a fait peur, mais il était pour moi important, de finir ce que nous avions commencé (protégés cette fois) … par égard pour lui… et moi. Après son départ, MOMENT DE SOLITUDE… téléphone à Sida Infoservice, et direction le service des urgences de Marseille. En costard-cravate, je ne mesure pas encore ce qui m’arrive. Attente à l’accueil, 1ère fois pour moi « Bonsoir je suis PD, je me suis fait sucer par un Gay Séropositif indétectable : Que dois-je faire ? » La réponse a été lapidaire : Déshabillez-vous, vous restez là ! Prise de sang, et après vous verrez un médecin disponible. J’avais l’impression d’être EN GARDE A VUE. Le médecin a demandé le téléphone de mon plan Q, afin de vérifier la date de sa dernière charge virale… Interrogatoire en ligne, J’AI HONTE, ca devait être dur pour lui. Kaletra + Truvada : bonne soirée Monsieur et surtout Bon Mariage ! Entre les bulles de champagne, et les mondanités d’usage : je ne pense qu’a une seule personne, à ce bel inconnu. Oui il m’a menti, mais j’étais en face de quelqu’un en souffrance, dans ce décor je n’étais pas à ma place. 30 jours de traitement: quelques diarrhées, le moral à zéro, et surtout un sentiment de solitude qui m’envahit. Je suis PD depuis 14 ans, un spécialiste des plans-minute… LE SEX M’A APPRIS A NE JAMAIS AIMER. J’ai vécu cette aventure seul, sans doute miné par la culpabilité… heureusement quelques appels à Sida InfoService m’ont fortement aidé. Il me reste encore un mois à attendre pour faire « le test » : je serai peut-être séronégatif, mais très certainement encore seul. Quittons nous sur une note d’espoir : Cette épreuve me permet enfin de ME POSER LES BONNES QUESTIONS : « Puis je tomber amoureux d’un Séropo ? la réponse est clairement Oui ! » Vais-je continuer à faire du Sex-minute (comme on commande un pizza par téléphone) J’espère que non. Bon courage à ceux qui vont vivre cette aventure, c’est pas évident mais largement supportable…. et en cas de doute : 0 800 840 800 : un numéro en Or ! et des consultants fantastiques

     
  • Par gab64 20 Sep 2013 - 14 H 55

    Salut tout le monde,

    Alors me voilà aussi concerné par le TPE… Moi qui me disais plus jamais de risque, après avoir eu tellement peur lors de mon dernier test HIV, j’avais de belles pensées, allez c’est comme-ci la vie te donnais une deuxième chance, donc plus de risque juste pour un gars, et voilà qu’il y a deux jours je rencontre un gars qui m’a terriblement excité, le rendez vous est pris pour le soir même il viendra chez moi… Nous avons fait l’amour, j’ai du insister lourdement pour que l’on se protège, enfin il accepte… hors la capote à glissée et je ne m’en suis rendu compte qu’en lui faisant l’amour dans une autre position… Il à osé me dire « t’inquiète pas »… Ce qui veux dire pour moi  » Je suis Safe » après nos petites affaires il à au moins passé un heure dans mon lit… Je commençais à vraiment me demander ce qu’il cherchait jusqu’au moment de son annonce…

    Lui ; Tu as fait un test récemment
    Moi ; oui Oui t’inquiète pas je suis parfaitement sain, mon test date de deux semaines, et je n’ai pas eu de rencontres depuis
    Lui ; Une moue sur son visage
    Moi ; Tu veux que je te le montre si tu me crois pas
    Lui ; Non Non C’est pas ca mais je pensais que tu était seropo car moi je le suis… Je suis indétectable et sous traitement de puis 24 ans…
    Moi au fond du seau, à 27 ans apprendre cette nouvelle d’un gars de 43 qui m’a fait prendre un risque tel que celui la…

    Bref n’ayant jamais été confronté à ceci, j’appel Sida INfo Service dès le lendemain, qui comment à me parler du traitement, dont je n’avais comme la plupart d’entre nous jamais entendu parlé… Rendez vous est pris à l’hôpital l’après-midi même, et la le drame commence… Je suis tombé sur un docteur qui m’a engueuler comme du poisson pourri et qui à passé son temps à me faire la morale, je cherchais à être rassuré, mais rien du tout, elle m’a enfoncé plus bas que terre, jusqu’au moment ou j’ai fondu en larmes… Résultat je suis sortit d’ici avec un prescription certes, mais je m’assois sur les conseils…. Le tour de la pharmacie ou la pharmacienne m’a regardé avec cet air de dégout, comme ci j’allais lui refilé quelque chose…

    Après je ne sais pas si c’est moi qui culpabilise tellement de m’être mis en danger que j’ai l’impression que les gens ont un regard étrange sur moi enfin bref.

    J’ai commencé le traitement hier soir… Je n’ai pour l’instant pas d’effet secondaire ou très peu… ce qui m’inquiète…. est-ce que je le prends bien? J’ai lu sur Internet de le prendre en mangeant pour faciliter l’assimilation, de plus je prends deux gélules de myrtilles avant les repas pour les nausées, et une cuillère de pate de coing pour l’aspect diarrhées si ca peux aider quelqu’un…

    Nous voilà donc partis pour deux longs moi avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête…

    Bref je souhaite beaucoup de courage à toutes celles & ceux qui sont entrain de vivre la même chose que moi…

     
  • Par mehdi75paris 29 Août 2013 - 20 H 47

    Salut à tous. Je continue de partager mon expérience….
    Globalement j’ai bien supporté le traitement malgré quelques gênes gastriques et une diarrhée qui revient en force de temps à autre… Enfin, les 2 derniers jours c’était un peu hard : fortes douleurs intestinales, des fois une mini envie de vomir, et une bonne diarrhée carabinée. Les douleurs abdominales se font ressentir après le repas de midi (même si je prends mon traitement le matin à 8:10 et le soir à 21:45)… Aujourd’hui ça allait mieux mais je redoute le retour au travail…

    A l’image de Vincent (encore merci pour l’article) ça m’a fait beaucoup réfléchir … Gâcher le reste de sa vie pour quelques secondes de plaisir… Est-ce que ça vaut vraiment le coup?
    Je ne connais pas encore mon statut sérologique, j’attends de faire le test des 15 jours (même si j’e suis à mon 17eme mais j’avoue redouter ce moment…) je passe par tous les états : certains moments je me dis que le risque est minime qu’en plus je suis sous traitement, et ce, moins de 4 heures après la prise de risque. … Et d’autres moments je me dis que c’est foutu et que je devrais prendre ce foutu traitement à vie… Pourtant c’est ce traitement qui pourrait potentiellement me sauver la mise, mais il me rebute en même temps. Quelque part cette ambivalence doit tenir du rejet de la maladie qu’on identifie au traitement.
    D’ailleurs, le 1er jour était hard, se dire « ça y est, m’y voilà…! La (malheureusement) fameuse trithérapie … Ça fait bizarre quand on a passé sa vie à faire attention et se retrouver face à sa propre faiblesse ..: et la je m’entends me redire : qu’est ce qui m’a pris de vouloir faire un « plan » ce soir la? J’en fais quasiment pas , pourquoi donc l’ai-je sucé sans capote ? Pourquoi c’est tombé sur lui et pas un séronégatif ? » Maintenant il faut assumer ce malaise psychologie et physique … Je suis KO et fatigué à cause du traitement, en plus je dors très mal… 1ere conclusion à ce stade : plus jamais de risque (plans) et en cas de forte excitation, utiliser sa main droite … 2ème : moi qui me passait de la capote en couple au bout de plusieurs mois (après tests) et bien franchement ça sera non pour le prochain petit copain (si petit copain il y a un jour).
    Voilà, ce sont mes pensée de cette fin de soirée. Bien à vous tous.

     
  • Par mehdi75paris 16 Août 2013 - 19 H 00

    Et désolé pour certaines fautes… Mon smartphone juge bon de corriger certains mots à sa guise !!!! 🙂

     
  • Par mehdi75paris 16 Août 2013 - 18 H 57

    Tu raison Vincent. Mais j’ai appelé un Medecin qui m’a confirmé que je pouvais prendre des antibios. Ça va mieux pour le coup mais j’aime l’impression que je les cumule!
    Côté TPE ça passe malgré une gêne persistante au niveau de l’estomac (j’en suis à mon 4ème jour). C’est supportable mais gênant tous les jours… La fatigue est bien la mais comme je suis en vacances ce n’est pas Ben grave. Je redoute la 2ème quinzaine de traitement quand je reprendrai le travail. Je partagerai avec vous cette (malheureuse) expérience !
    Depuis, le gars rencontré s’est avéré être quelqu’un de bien : il m’a transmis ses analyses récentes par courrier et son état est sous contrôle selon toute vraisemblance … À suivre !
    Merci Vincent de suivre mes péripéties ! 🙂

     
  • Par Vincent 15 Août 2013 - 0 H 19

    Le mieux serait de demander à un médecin avant de prendre des antibio, pas forcément pour les interactions avec Kaletra, Truvada, Norvir mais tout simplement pour savoir si c’est approprié d’en prendre. Une angine virale ne nécessite par exemple pas d’antibio.

     
  • Par mehdi75paris 15 Août 2013 - 0 H 03

    Tout à fait Vincent ! Moi je préfère être parano et éviter les risques.
    Malheureusement, quand un problème arrive il n’arrive jamais seul… J’ai une angine qui s’est déclarée aujourd’hui … J’ai de la fièvre a 40 et impossible à baisser avec du paracetamol. Je suis à l’étranger à 10000km de chez moi et il va falloir que je trouve un médecin rapidement.
    La prise de Kaletra et truvada est-elle déconseillée avec des antibios? J’espère que non…
    @+

     
  • Par Vincent 13 Août 2013 - 10 H 23

    hmm mon expérience de militant associatif m’a montré que même avec des gens que l’on connait très bien le risque de contamination est bien présent. voire même en croyant avoir confiance en une personne, on baisse sa vigilance. combien de contaminations dans les couples… ? 🙂

    prenez bien votre traitement, ne vous faites pas trop de soucis non plus!

     
  • Par mehdi75paris 13 Août 2013 - 10 H 08

    Merci Vincent. Certes, mais le garçon je ne le connais pas. Dit-il vrai? En même temps il n’avait aucune raison de le dire la vérité sur son statut sérologique… Je pense que tant qu’on n’a pas les éléments de son test prouvant son on détectabilité, mieux vaut passer par ce rude mois et limiter le risque… Je tiens à ma santé …
    À bientôt et encore merci !
    PS: ce qui me tue c’est que je couche hyper rarement avec des inconnus … Comme quoi…

     
  • Par Vincent 13 Août 2013 - 7 H 01

    hmm… pas mal de médecin ne prescrivent plus de traitement d’urgence lorsque la CV est indétectable et qu’il n’y a pas eu de pénétration anale non protégée. courage pour le traitement 😉 c’est chiant les premiers jours c’est tout.

     
  • Par mehdi75paris 13 Août 2013 - 3 H 09

    Salut tout le monde,
    Je m’y colle aussi. Il y a 3h et demi j’ai couché avec un gars. Utilisation de préservatif pour toute pénétration de rigueur mais malgré ça si mon petit doigt me disait fais gaffe surtout quand j’ai remarqué que beaucoup de liquide pré-séminal s’écoulait de la verge du gars rencontré pour un soir… S’en suit une sodomie plus ou moins « vigoureuse » avec capote bien sûr (j’étais le passif). Seulement à un moment pendant qu’il me faisait une fellation j’ai sentit que ça « allait partir ». Je le préviens et le voilà gobant mon sexe de toutes ses forces pour avaler mon sperme. J’ai été foudroyé : j’ai pris le soin de le laisser jouir avant de lui faire remarquer que c’était hyper pas safe. Le gars me répond « bah ça craints moins qu’une éjaculation dans l’anus » Moi : quoi? Quoi?? Et tu connais ton statut ? Lui : oui je suis séropositif et sous traitement taux de détectabilité < 20 et toi? (Moi au fond de moi : à ton avis si je pose la question idiot!!!!) Ben non séronégatif ! Je lui repose la question avant le départ il me répond pas de crainte je prends mon traitement d'un air tranquille … Avant de me parler de sa vie. Moi je voulais faire qu'une chose : inspecter la capote et l'état de ma bouche… Capote ok (même s'il n'a pas joui en moi) par contre petite plaie dans la bouche. Je prends ma douche en réfléchissant à tout ça puis je me décide à appeler sida infos service (1 h45/matin personne c'est dirigé sur le 15). Alors je fouine sur internet et je décide d'appeler les urgences de l'hôpital le plus proche de chez moi. L'infirmière au téléphone me dit que je peux venir quand je lui explique mon cas. J'arrive : traitement du dossier administratif (une fiche dit que le nom reste secret). Ensuite une infirmière me pose des questions et me dit qu'elle a les détails de sa collègue que j'ai au au téléphone. J'attends, une jeune docteur (interne?) me reçoit. Je réexplique de nouveau et elle me donne mon traitement pour 4jours (truvada et kaletra) + une ordonnance. Elle me dit de repasser pour la suite Le hic c'est que je pars à des milliers de km pour mes vacances d'été tant attendus aujourd'hui même à 20:00. Je lui explique, elle me répond que dans la vie il faut choisir santé ou amusement. Me voilà donc penché à mon téléphone car j'attends un appel de sa part pour un RDV chez l'infectiologue pour la suite à donner et surtout le résultat des tests sanguins … Il me semble que mes vacances sont foutues pour de bon moi qui en avais si besoin…
    Moralité (la mienne) : 1. ne jamais coucher avec des inconnus 3-4 jours avant des vacances. 2. Vu mon angoisse actuelle : ne jamais coucher avec des inconnus. 3. J'en suis à me dire ne jamais coucher tout court!
    Il est 5:00 je Bosse dans 3h…Ça fait 1h que j'ai pris le Kaletra (je changerai l'heure du soir dès demain soir à un horaire convenable). Je commence à avoir l'estomac qui réagit comme si j'avais jeuné toute la journée (stress? Effet médicament?) et personne à qui en parler…

     
  • Par Vincent 27 Sep 2012 - 18 H 42

    Bonjour Guillaume,

    Merci de ton retour ! Le traitement est entièrement pris en charge par la la sécurité sociale. Si l’hôpital édite une facture, il faut la contester au bureau des entrées.

    Pour ta famille si tes parents étaient amenés à le découvrir, je crois qu’être transparent en disant ce que c’est est peut être plus rassurant que de les laisser, comme moi, chercher sur Internet et se faire une fausse idée de pourquoi j’avais pris un traitement d’urgence.

    Bon courage !

    Vince

     
  • Par guigui13009 27 Sep 2012 - 18 H 17

    Bonjour,

    Mercredi Soir, j’ai aussi eu une relation à risque avec mon ex mais que j’avais pas revu depuis longtemps. Qui dit longtemps dit qu’il a peut être eu des expériences entre temps. Quoiqu’il en soit, son comportement vis à vis du préservatif m’a laissé planer un gros doute sur son sérieux. Malheureusement j’ai eu ce doute après l’acte qui fut à risque puisque pas de préservatif. Le lendemain, je suis allé au centre de dépistage pour savoir ce qu’il fallait faire. ils m’ont fait un test du VIH d’urgence qui s’est avéré négatif. Puis est venue la prise de sang pour les tests complets des MST. Après cela, j’ai été dirigé directement vers les urgences hospitalières où l’attente fut très longue mais le médecin des urgences a bien pris en compte la gravité et l’urgence de la situation. Il a fini par me donner le traitement d’urgence et m’a donné un numéro de téléphone pour contacter le spécialiste des maladies sexuellement transmissibles pour prolonger le traitement des 28 jours. J’ai pris rdv pour dans 3 jours.

    J’ai ressenti également les effets secondaires qui ont été particulièrement violents. 1/4 d’heure après la première prise des médicaments je les ai ressenti (diarrhée, vomissements, grande fatigue et désèchement de la bouche…) Ton témoignage Vincent me fait le plus grand bien, parce que j’ai peur… Je n’ai jamais eu recours à ce traitement d’urgence et surtout j’ai pris conscience de la gravité que peut avoir un rapport sexuel non protégé… Au moins ça sera une bonne leçon retenue.

    Je me suis posé bcp de questions avant d’aller aux urgences. Je me disais « j’y vais ? j’y vais pas ?  » finalement je me suis garé sur le bord de la route, j’ai respiré un grand bol d’air et j’y suis allé. Sans regrets puisque je ne regrette pas mon geste prévoyant, en tout cas avant le délai des 48h…

    J’ai peur, très peur. J’ai peur du regard des autres. je l’ai avoué à une amie à moi avec qui je suis très proche qui m’a rassuré, qui m’a dit qu’elle était là etc etc etc. En revanche, le regard le plus dur c’est la famille à qui je ne peux pas dire que je prends un traitement d’urgence anti VIH. Ma mère ferait une attaque donc déjà je ne serai pas soutenu par la famille… Il y a les amis au moins. J’ai surtout peur des effets secondaires, bien ressentis déjà… J’ai peur que ça soit trop tard et que je ne puisse rien faire et devienne séropo… Bcp d’inquiétude, bcp de peur, et tout ça pour un coup d’un soir. J’ai bcp regretté cette nuit là et je la regrette encore. Habituellement je suis très prévoyant et suis intrensigible sur le préservatif mais là, je sais pas ce qu’il m’a pris…

    Bref, tout ça pour dire que ton témoignage a répondu à bcp de mes questions aujourd’hui, et je voulais t’en remercier, et notamment te remercier pour ta franchise et ta simplicité…

    J’ai une question, est ce que le traitement est pris en charge par la Sécu ? ? ?

    Merci pour tout, comme dit une des personnes qui a commenté ton témoignage, tu m’auras sûrement sauvé …

    Guillaume

     
  • Par Vincent 25 Juil 2011 - 15 H 26

    Bonjour Jcnah,

    Merci pour votre témoignage. Je suis sûr que même si ce ne sera pas évident au quotidien, tout devrait bien se passer!

    Vincent

     
  • Par jcnah 25 Juil 2011 - 9 H 22

    Et bien moi je n’ai pas pris ce traitement et j’ai appris il y a 2 mois, après un état grippal incessant et une perte de poids considérable qui m’ont amené à consulter, que j’étais séropositif… Le choc d’autant plus que c’est l’unique relation risquée que j’ai eu. et POf !!! Donc je te félicite Vincent de ne pas avoir écouté ce gars et j’espère que ton état ira en s’améliorant.

     
  • Par Abeegaelle 23 Juil 2011 - 16 H 23

    Je n’ai jamais vu effectivement de spot pour le TPE à la télé, alors qu’on en voit régulièrement pour le dépistage ou pour dire de « sortir couvert » c’est un peu étonnant. Je me demande pourquoi ça n’est pas fait ?

     
  • Par Vincent 23 Juil 2011 - 14 H 43

    Bonjour Tibo,

    Merci pour ce témoignage. ET bon courage pour le traitement. Les premiers jours sont les plus durs niveaux effets secondaires, ça passera.

    Vincent

     
  • Par Tibo 23 Juil 2011 - 13 H 20

    J’ai commencé le traitement d’urgence il y a 2 jours.

    Et pour ça je voudrais d’abord vraiment remercier Yagg :

    Jusqu’à mercredi je m’énervais encore à chaque apparition du spot flashy pour le TPE, et aujourd’hui ce spot est peut être en train de me sauver la vie.
    Je pense que je n’aurais jamais appris l’existence du TPE sans lui, et que jeudi dernier, je n’aurais pas eu le bon réflexe.
    Merci donc à Yagg, d’avoir su créer une communauté qui m’a fait revenir chaque jour, et qui m’a permis d’apprendre l’existence de ce traitement.

    Mon expérience :

    Mercredi dernier un ami est venu passer la soirée chez moi, nous avons beaucoup bu, puis nous sommes sortis dans un bar gay. Sur place nous avons TROP bu, et je suis rentré accompagné.
    Je ne me rappelle pas de tout ce qui s’est passé cette nuit là, une fois revenu dans mon appartement, mon ami sur le canapé du salon, et moi dans ma chambre avec un inconnu, mais le lendemain matin, une fois mon coup du soir parti j’ai progressivement pris conscience d’avoir fait une bêtise.
    Je n’avais jusque là jamais eu de rapports non protégés avec un coup d’un soir, sans doute parce que je n’avais encore jamais couché avec qui que ce soit en étant autant ivre mort.

    Alors je me suis demandé, si je l’avais fait, si je n’avais pas rêvé, une fois certain j’ai même tenté de passer en revue ce que je savais sur le type ramassé dans le bar pour essayer de faire une pseudo estimation des risques qu’il y avait qu’il soit séropositif. Évidemment après coup, je comprends à quel point c’était ridicule, je n’aurais simplement jamais du me poser des questions aussi stupides.
    Heureusement, j’ai eu besoin d’en parler à un ami, qui m’a ordonné de foncer aux urgences. (Pendant que celui qui avait dormi sur mon canapé, visiblement pas au courant de l’existence du TPE, pensait plus à aller se chercher un Quick)

    J’y suis donc allé, et j’ai navigué entre les services pendant des heures , dans un état second, un peu comme après un accident de voiture, quand on ne comprend pas ce qui se passe.
    (précisez bien POURQUOI vous venez, afin que le caractère urgent soit bien pris en compte, la première infirmière m’ayant écouté m’a quand même dit que c’était la même chose qu’un dépistage, et j’ai du attraper un médecin qui passait derrière elle pour me faire entendre)
    Au final j’ai été bien reçu, par une jeune médecin compréhensive et calme, qui m’a donné la première dose du traitement, avant de me faire une ordonnance pour 28 jours et de programmer nos prochains rendez vous de suivi.

    En ressortant je devais passer chez moi prendre ma carte vitale, afin d’obtenir mes 28 jours de traitement. Je suis passé voir l’ami qui m’avais secoué pour que je me rende aux urgences. Il m’a gentiment grondé, et nous avons un peu parlé, de tout de rien, des détails de ma nuit, de son expérience du traitement. Et ça fait un bien fou !

    Le soir même j’ai eu le droit aux nausées, diarrhées, vertiges, douleurs musculaires, insomnies, fatigue intense… qui perdurent encore 2 jours plus tard.

    C’est encore très frais, mais c’est maintenant que je prends vraiment conscience de l’importance des sites communautaires comme Yagg, et du soutien que peut nous apporter la communauté gay et nos amis.
    Yagg ne lâchez pas le morceau, vous venez sans doute de sauver la vie d’un jeune idiot de 20 ans. (qui s’excuse pour le brouillon qu’est ce commentaire, je suis vraiment très flagada)

    Merci Vincent pour ce post, qui tombe à pic pour moi.

     
  • Par joe 22 Juil 2011 - 17 H 23

    En tout cas sur Yagg, on est au courant que ça existe… dès qu on change de page…

     
  • Par sinisalo 22 Juil 2011 - 15 H 39

    J’ai trainé mes deux meilleurs amis (un gay et une hétéro) aux urgences pour le TPE ya 2/3 ans de ça à 6 mois d’intervalle, ils n’étaient pas au courant que ça existait ce type de traitement d’urgence. J’en parlais justement hier avec une collègue qui ne connaissais pas non plus !

    Donc oui c’est utile en cas de « bourde » comme on dit, mais faut pas que ça devienne une habitude, « je fais des conneries, pas grave ya le TPE »…

    Sinon super article super détaillé, je me souviens pas en détails des changements chez mes amis pendant le traitement, juste le fait de devoir prendre ses cachets à heures fixes qui est très contraignant (surtout le dimanche matin!) et le fait de plus pouvoir picoler en soirée (entre autres), de devoir manger de tout (enfin ce qu’on est censé faire tout le temps quoi, finit les mcdo midi et soir pendant 4 jours parce qu’on a la flemme de cuisiner !)

     
  • Par laurentv 22 Juil 2011 - 14 H 32

    bien ces témoignages.
    après une prise de risque il y a une dizaines années, j’avais hésité beaucoup trop longtemps avant d’aller aux urgences. le medecin qui m’a reçu à Bichat (Paris) était assez neutre mais pas forcement au point. il avait l’air de découvrir en même temps que moi des termes comme « insertif » en remplissant ma fiche et m’a demandé de revenir le lendemain voir une spécialiste pour la prescription (c’était en fin de journée).

    j’y suis donc retourné, j’ai bien poireauté deux heures et la brave femme n’a même pas voulu me voir. je l’ai entendue dire à l’infirmière sur un ton agacé qu’il était trop tard (ça faisait alors une cinquantaine d’heures), que ça ne valait plus le coup.
    l’infirmière: « il est juste là, il entend ».
    la toubib: « c’est bien, comme ça il saura »…
    je n’étais pas fier d’avoir pris un risque, ni d’avoir autant attendu, je suis juste parti.

    heureusement par la suite mon test (en cdag) était négatif.
    je me fais dépister de temps en temps à cause des pipes non protégées et après les rares fois où j’ai pris d’autres risques mais je n’ai jamais redemandé de traitement post exposition tant l’expérience m’a refroidi. enfin, j’espère que l’accueil a progressé depuis.

     
  • Par SuperBoBo 22 Juil 2011 - 13 H 56

    Ce que je vais écrire ici ne sera peut être qu’une répétition des différents témoignages décrits plus haut, mais c’est avant tout pour vous faire partager mon expérience.

    J’ai déjà eu à prendre ce traitement post-exposition une fois en janvier dernier. Et à l’heure où j’écris ce message, je le prends pour la deuxième fois. Chaque fois pour le même soucis : une capote qui craque.

    Pour le premier cas, c’était avec un américain qui n’avait pas fait de test depuis 2 ans et qui ne savait même pas comment ouvrir l’emballage de la capote. Pour le second, c’était un mec rencontré à la dernière gay pride et qui, après l’accident, ne voulait pas aller faire un test rapide car c’était « une perte de temps ».
    Le seul point commun entre ces deux expériences c’est le doute : je ne connaissais pas assez bien ces deux personnes pour leur faire confiance, et dans le doute, qui m’a rongé pendant 24h avant ma décision, je suis allé prendre ce traitement.
    Et comme Vincent, j’ai moi aussi eu besoin qu’un ami me dise « Pose ton téléphone et file aux urgences ».

    Aux urgences, avec deux médecins différents (hôpital Hôtel-Dieu), j’ai eu de la chance : ils m’ont fait comprendre que je n’avais pas à avoir honte, que je pouvais y aller sans tourner autour du pot. Ils m’ont tout expliquer, les effets secondaires, les moyens d’y pallier (les prendre pendant les repas, les médicaments à prendre – mais sans me donner d’ordonnances). Je me suis vraiment senti rassuré.
    Beaucoup moins quand je suis allé à la pharmacie, qui m’a tout de suite, et devant les autres clients, qualifié de « séropositif qui devrait repasser tous les mois pour son traitement ».

    La première fois, le traitement a été très dur à supporter. On pourrait penser que je suis d’un naturel plaintif, mais pour le coup, j’ai très mal accepté ce traitement.
    D’un point de vue physiologique : des picotements et des sensations de brûlure dans tous les membres, des nausées quasi constantes, la diarrhée, des vomissements, et une fatigue extrême. Pour le deuxième traitement, je l’ai bien mieux supporté.
    D’un point de vue psychologique, ça a été très dur. Se lever le matin pour prendre 3 cachets, et se dire que pendant un mois, ma vie ne sera rythmé que par ces prises de cachets m’a énormément fait réfléchir. Surtout quand on sait qu’en prenant les médicaments, on va être malade. Rien qu’à les voir, j’avais envie de gerber! Chaque fois on se dit « je vais arrêter », et chaque fois on se dit que ce n’est que pour un mois, pour éviter de le faire toute une vie. Pour ma part, j’ai été tout seul dans cette aventure. Je n’ai pas voulu en parler à mon ex, et j’en ai parlé à quelques amis, qui n’ont pas trouvé utile, sûrement par ignorance, de m’aider dans mon aventure. Et le moral en était vraiment diminué.

    En fait, ce traitement fait peur. Il est presque tabou, on ne nous en parle que trop peu. Il est difficile à prendre quotidiennement, mal perçu par l’entourage (on nous stigmatise facilement, il ne faut pas le cacher), et quand on l’a pris une fois, on appréhende.

    Mais je me dis que pour les deux fois, j’ai fait le bon choix : un mois d’emmerde (et même des exams foirés à cause de ça), un mois de maladie et de moral dans les baskets, mais finalement je suis séronégatif. Et j’ai aussi pu voir ce qu’endurent mes nombreux amis séropositifs : un traitement lourd tant pour le moral que pour la santé.
    Ca fait sacrément réfléchir.

    Je vous le dis donc franchement : allez prendre ce traitement si vous avez un doute. Ca fait mal, mais ce n’est que pour un mois. Et parlez en autour de vous.

     
  • Par RoaldAckland 22 Juil 2011 - 12 H 51

    Perso, j’ai pris un traitement post-exposition à partir du 1er août 2005 pendant un mois. Je ne pense pas que le mois d’août soit le plus top pour prendre ça (c’est l’été!) mais bon, on ne choisit pas.

    En fait, j’ai couché avec un mec le soir et au réveil, je me suis pris une panique terrible, fondée sur rien. Je suis allé à l’hopital et hop, traitement post-exposition.

    La première nuit, j’ai fait cauchemars sur cauchemars en rêvant que je parcourais toujours le même labyrinthe, sur le même schéma mais c’était les couloirs d’une maison, ou les branches d’un arbre, ou labyrinthe sur le papier, etc. Le parcours s’accélerait et à la fin, je me réveillais. Plus tard, on m’a dit que c’était un choc post-traumatique.

    J’ai pris mon traitement pendant un mois. Je ne me souviens pas des médocs. Contrairement à ce raconte Vincent ici, je n’ai jamais eu de nausées mais je me sentais au bord de la nausée en permanence, sauf si je mangeais des oeufs (omelette, oeufs sur le plat, etc.)

    En discutant avec une copine, j’ai compris que tous les désagréments que j’ai pu avoir s’apparentaient aux désagréments de la grossesse (jambes en coton, vertiges, au bord de la nausée).

    Au début, je trouvais le traitement difficile. Je suis retourné à l’hopital. On m’a réduit les doses. En retournant au CDAG des années plus tard, j’ai parlé de cette expérience et du traitement qu’on m’avait donné. J’ai appris avec joie qu’on m’avait sous-dosé le traitement et qu’il était inutile en traitement post-exposition.

    Aujourd’hui, je suis séronégatif.

     
  • Par Vincent 22 Juil 2011 - 10 H 58

    Merci Christophe pour la rectification.

    Mais encore une fois je ne sais pas si ça permet de mieux comprendre ce que c’est que de prendre un traitement à vie. Encore une fois ce n’est que 28 jours. Alors on peut se faire une idée mais je crois que la difficulté n’est pas aussi forte.

    Merci à tous pour vos commentaires, n’hésitez pas à partager vos témoignages.

     
  • Par Christophe Martet 22 Juil 2011 - 10 H 43

    Merci Vincent pour ce post. Je pense que les séronégatifs peuvent un peu mieux comprendre ce que c’est que de prendre ces médicaments à vie.
    Petite correction: Kaletra est la combinaison de la molécule lopinavir boostée avec du ritonavir.

     
  • Par Yannick Barbe 22 Juil 2011 - 10 H 29

    Et n’oubliez pas:
    http://tv.yagg.com/2009/12/03/sexe-prevention-et-videos-38-%C2%AB-je-n%E2%80%99attends-pas-pour-faire-le-tpe-%C2%BB-par-2fik/

     
  • Par Paul Denton 22 Juil 2011 - 10 H 09

    J’ai un pote hétéro qui a pris un risque avec une nana qu’il ne connaissait pas, je lui ai dit de filer aux Urgences et on lui a dit la même qu’à toi au départ. Du coup, il n’a pas pris le traitement. Un risque sur 4000 mais où vont-ils chercher ça??

    Voir sur mon ancien blog; bonjour le flippe quand même…

    http://paul-denton.yagg.com/2010/03/24/232-vih-niquer-protege-pour-ne-pas-paniquer-temoignage/

     
  • Par Yannick Barbe 22 Juil 2011 - 10 H 07

    J’ai pris un traitement d’urgence il y a pas mal d’années de cela. Je me souviens de nausées insupportables (avec Combivir si mes souvenirs sont bons), j’avais dû changer de médocs. Je me souviendrai toute ma vie de cet épisode, en allant faire mes derniers tests. Pendant qu’elles prenaient mon sang, les infirmières venaient d’apprendre la mort d’un de leurs patients malade du sida. La tristesse s’est tout à coup abattue dans toute la pièce. C’était très hard. Ca vous fait réfléchir.

     
  • Par Nicoloo 22 Juil 2011 - 9 H 34

    Je trouve très bien qu’il y ait un témoignage. Je me rends compte qu’autour de moi le PEP est un truc obscur pour beaucoup de gens.. quant à l’info de l’existence même du Pep c’est hallucinant : je bosse avec des jeunes gens de 17 à 28 ans en gros, et aucun(e) n’est au courant de cette opportunité après une prise de risque !

     
  • Par Jfq89 22 Juil 2011 - 9 H 25

    Dans un entretien que j’ai eu récemment on a pas mal parlé de ça !
    Ce qui en sort c’est que le soutien des proches est super important !! Et ça joue beaucoup sur les effets secondaires…! Les seuls moments où il n’y avait pas de soutien, le traitement a été très dur à prendre, et il y avait pas mal d’effets secondaires…! Tous le reste du mois où il y avait un soutien total, les cachets ont été avalés relativement sans soucis, et pas vraiment eu de diarrhée… Par contre jamais eu de nausées pour cette personne !

    En revanche aux urgences, la médecin était une vraie garce ! Elle a été super jugeante, l’a traité de suicidaire, d’irresponsable…! Elle a vachement insisté sur le coût de ce traitement ! Et si la personne n’avait pas demandé une ordonnance pour les anti-diarrhée et nausée, elle n’y aurait pas pensé… ou si elle y avait pensé elle ne l’aurait pas faite d’elle-même !

    Donc il ne faut pas hésiter à demander ça !!

     
  • Par Red 22 Juil 2011 - 8 H 39

    C’est un témoignage très intéressant, et très courageux, j’imagine.
    Ce commentaire ne sert pas à grand chose, mais juste pour te dire que oui, ya des gens qui te lisent et qui aiment bien 😀

     
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